Airbus va supprimer 1.164 postes en Europe, dont 640 en France

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Airbus va supprimer 1.164 postes en Europe, dont 640 en France
L'avionneur va supprimer 1.164 postes dans le monde, dont 640 postes en France. 325 postes seront en outre transférés vers un autre site.@ ADRIAN DENNIS / AFP
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EMPLOI - L'avionneur européen va notamment mettre fin à son activité de recherche sur son site de Suresnes, en région parisienne.

Redouté par les employés d'Airbus, le verdict est tombé mardi : l'avionneur va supprimer 1.164 postes dans le monde, dont 640 postes en France. 325 postes seront en outre transférés vers un autre site, selon les informations d'Europe 1.

Le site de Suresnes va fermer. Dans le détail, ces suppressions de postes vont toucher de nombreux pays : 640 en France donc, mais aussi 429 en Allemagne, 39 en Espagne, 54 au Royaume-Uni, un en Belgique et un autre en Inde.

En ce qui concerne la France, les sites concernés sont ceux de Toulouse, Marignane et, surtout Suresnes : ce site va fermer en 2018, entraînant à lui seul la suppression de 308 postes et le transfert d'environ 150 autres salariés vers d'autres sites. Les sites de Toulouse et Marignane se répartiront les 332 autres suppressions de postes prévues en France. 

En parallèle de ces 1.164 suppressions de postes dans le monde, Airbus va également créer 230 nouveaux postes : au total, la direction avance donc le chiffre de 934 suppressions nettes de postes.

Un plan contesté. Les syndicats dénoncent une "logique financière" qui pousse un groupe à la tête d'un carnet de commandes record de près de 1.000 milliards d'euros, soit 8 à 10 ans de production, à supprimer plus de 1.000 postes. La direction, elle, rétorque qu'elle se doit de poursuivre la réduction de ses coûts, dans un contexte de concurrence exacerbée avec son rival américain Boeing et la venue sur le marché d'avionneurs chinois aux ambitions grandes. 

Le gouvernement restera vigilant. Le gouvernement a dans la foulée promis d'épauler les salariés et les territoires touchés par la restructuration. "Le rôle qui est le mien est d'accompagner à la fois les salariés, d'accompagner les territoires dans ces évolutions", a assuré le secrétaire d'Etat. "C'est un évènement important en termes industriels, qui correspond à une restructuration qui était attendue (...) Il n'y a donc pas d'élément de surprise. Le mouvement est néanmoins d'ampleur", a-t-il ajouté en marge du salon des entreprises de l'Environnement, Pollutec, à Lyon.