Airbnb veut négocier avec 700 villes des accords sur la taxe de séjour

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Airbnb veut négocier avec 700 villes des accords sur la taxe de séjour
Airbnb est critiquée pour sa gestion de la taxe de séjour.
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Airbnb cherche ainsi à limiter les risques de changements de politique fiscale à son encontre. En France, Airbnb collecte automatiquement la taxe de séjour dans vingt villes.

Le site de location d'hébergements Airbnb cherche à conclure des accords sur les taxes de séjour avec 700 villes au total afin de limiter les risques d'éventuels changements de politique fiscale à son encontre, indique lundi son patron Brian Chesky dans un entretien au Financial Times.

Des accords dans le marbre. L'entreprise a déjà signé des accords avec 200 villes et voudrait en signer 500 autres d'ici à 2018, explique-t-il. Les villes visées représentent 90% de l'activité de la plateforme. "Quand vous avez un accord sur les impôts, vous avez un accord explicite, et il n'y a en conséquence plus de risque pour leur existence", fait valoir Brian Chesky.

20 villes françaises déjà concernées. En France, son deuxième marché après les États-Unis, Airbnb a mis en place la collecte automatique de la taxe de séjour auprès de ses utilisateurs à Paris et Chamonix en 2015 et a depuis étendu cette procédure à d'autres grandes villes. A l'étranger, des villes comme Amsterdam, Portland et San Francisco, ont adopté la même pratique.

Plateforme critiquée. La plateforme est dans le collimateur de nombreuses agglomérations à travers le monde, notamment dans l'industrie du tourisme qui estime que le succès de ces sites de location en ligne non soumises aux mêmes contraintes légales et fiscales constitue un manque à gagner.