Aides : Le Maire doit rendre sa copie fin septembre

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Aides : Le Maire doit rendre sa copie fin septembre
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Bruxelles a maintenu vendredi la date du 29 septembre pour la remise par Paris de son rapport sur les aides aux producteurs de fruits et légumes.

La Commission européenne a maintenu vendredi la date du 29 septembre pour la remise par Paris de son rapport sur le recouvrement d'aides nationales illégales aux producteurs de fruits et légumes. Contrairement à ce qu’annonçait le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, jeudi, il y donc bien une date butoir. "Il va de soi que nous restons ouverts à discuter de l'évolution de cet exercice difficile mais nécessaire pour rétablir la situation", a néanmoins annoncé la commissaire à l'Agriculture, Mariann Fischer Boel, vendredi.

Les agriculteurs de fruits et légumes doivent rembourser quelque 500 millions d’euros d’aides publiques versées par l’Etat entre 1992 et 2002, et jugées illégales par Bruxelles.

Le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, s’était vu accorder un premier sursis mercredi, faisant reculer du 29 juillet au 29 septembre la date de remise à Bruxelles de son rapport. Le nouveau délai a été obtenu après "des négociations franches et ouvertes" avec la Commission européenne, avait déclaré jeudi Bruno Le Maire.

Afin d’atténuer la colère des producteurs de fruit et légumes, que le remboursement réclamé par Bruxelles irrite ; un "premier plan immédiat" de 15 millions d’euros leur a été proposé jeudi, à l’issue d’une réunion au ministère de l’Agriculture. Ce plan consistera notamment en un allègement de charges sociales et de frais d'emprunts.

Ce premier pas a été accueilli froidement par les acteurs de la filière. "Nous ne sommes pas satisfaits des mesures" en raison de leur insuffisance financière, a commenté la Confédération paysanne, qui regrette "une enveloppe qui ignore les difficultés des paysans". "Le ministère ne nous a pas laissé beaucoup d'espoir", ont fait savoir les producteurs de fruits et légumes du Sud-Ouest, considérant que les aides d'urgence "étaient très limitées". "Si la situation s'aggrave, a affirmé la FNSEA, il y aura un réajustement d'enveloppe fin août-début septembre."

Pour protester contre une situation qu’ils jugent "intenable", des producteurs du Lot-et-Garonne ont déversé jeudi après-midi environ 40 tonnes de pommes de terre, tomates, poivrons et melons devant la préfecture du département, avant d’y être reçus. Un type d’action qui risque de devenir à la mode si les maraîchers ne sont pas satisfaits des propositions du ministre de l'Agriculture ?

> La facture pourrait passer de 500 à 700 millions d'euros