Agriculture : le plan d'aide aux exploitations prolongé de trois mois annonce Hollande

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Agriculture : le plan d'aide aux exploitations prolongé de trois mois annonce Hollande
François Hollande a annoncé la prolongation du dispositif lors d'une réunion avec des agriculteurs@ Michel Euler / POOL / AFP
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François Hollande a annoncé une prolongation du plan d'aide aux exploitations de trois mois. Il prévoit une garantie de prêts et des reports de crédits bancaires.

Le plan d'aide aux exploitations agricoles en difficulté est prolongée de trois mois, a annoncé François Hollande samedi lors d'une rencontre avec les syndicats d'agriculteurs. Ce plan de refinancement est composé d'une garantie de prêts et de reports des crédits bancaires. Selon le ministère de l'Agriculture, quelque 20.000 à 30.000 exploitants pourraient être intéressés. 

François Hollande a par ailleurs annoncé la prolongation jusqu'en avril de l'aide aux éleveurs bovins en difficulté. Cette aide prévoit le versement aux éleveurs de 150 euros par jeune bovin de moins de 360 kg abattu. 

Un dispositif présenté en octobre. Manuel Valls, alors Premier ministre, avait présenté le 4 octobre 2016 un "pacte de consolidation et de refinancement des exploitations agricoles". Il prévoit la prise en charge de garantie des prêts par la Banque publique d'investissement (BPI) et le cofinancement par l'Etat des coûts de report en fin de tableau des échéances bancaires de l'année en cours (année blanche).

Peu d'utilisation jusque-là. Ce dispositif a été peu utilisé en raison de son temps d'appropriation par les professionnels et les banques et du versement au même moment des aides européennes de la PAC. "Le gouvernement est convaincu de la nécessité de proroger les dispositifs prévus au-delà du 31 mars 2017 en les aménageant, pour les adapter à (la) situation et aux besoins spécifiques" des exploitations menacées par la crise agricole, indiquait le compte-rendu du conseil des ministres vendredi.

Les pouvoirs publics étudient la possibilité de réaménager la prise en charge du dispositif d'année blanche en renforçant la part prise en charge par l'Etat. Ils rappellent en outre la nécessité, avant d'engager une opération de refinancement des exploitations, "de permettre aux exploitants de conduire une analyse de leur situation structurelle" sans être sous la pression des difficultés de trésorerie, selon le compte-rendu.