La présidente du Medef, Laurence Parisot, n'est pas satisfaite de la retranscription de l'accord signé le 11 janvier dernier sur la sécurisation de l'emploi, rapportent vendredi Le Figaro et Les Échos sur leurs sites internet.

Elle a fait part jeudi soir de ses réserves sur le texte tel qu'il est rédigé, et qui doit être transmis au Conseil d’État lundi, selon lefigaro.fr, citant son entourage. D'après lesechos.fr, la patronne des patrons conteste cinq points en particulier. Elle s'oppose notamment à la réintroduction par le ministère du Travail de "la clause de désignation" dans l'article visant à généraliser les complémentaires santé. Cette rédaction contraindrait les entreprises à retenir le prestataire recommandé par la branche.

Autre point: la mise en place de droits rechargeables pour les chômeurs, qui serait rendue "obligatoire", alors qu'elle est conditionnée dans l'accord à la réalisation d'études d'impact préalables. Laurence Parisot est aussi réservée sur l'homologation administrative des plans de sauvegarde de l'emploi qui n'auraient pas été validés préalablement par les syndicats. Pour le ministère, il ne s'agit que d'une "difficulté pratique de mise en oeuvre", indique lefigaro.fr. Enfin, la présidente du Medef s'oppose aux mesures concernant la cession des sites rentables et la représentation des élus dans les conseils d'administration des grandes entreprises.