A Tokyo, Valls s'affiche avec Macron et deux robots

  • A
  • A
A Tokyo, Valls s'affiche avec Macron et deux robots
@ TOSHIFUMI KITAMURA / AFP
Partagez sur :

Le Premier ministre, lors d'un déplacement à Tokyo, a lancé lundi l'année franco-japonaise de l'innovation.

Manuel Valls a lancé lundi à Tokyo une année franco-japonaise de l'innovation, en assistant à une démonstration de deux robots humanoïdes franco-japonais. L'occasion pour mettre les points sur les i sur sa relation avec son ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, qui l'accompagnait dans ce déplacement.

"Ce n'est pas un duo au gouvernement". Le chef du gouvernement, qui a dénoncé en privé lors de son séjour au Japon les "fables" de la presse évoquant une mauvaise entente avec son ministre, s'est également affiché avec Emmanuel Macron à bord d'une Nissan hybride, lui au volant et son ministre sur le siège passager. "Ce n'est pas un duo au gouvernement, il y a plusieurs membres dans le gouvernement", a répondu Manuel Valls à une question de presse sur son "duo" avec le ministre.
"Le Premier ministre et le ministre de l'Economie sont là pour montrer que la France est dynamique et en mouvement. Et nous nous sommes dynamiques et en mouvement", a-t-il poursuivi.
"Le French bashing, maintenant, c'est terminé". Lors du lancement de l'année franco-japonaise de l'innovation, les deux robots programmés, Pepper et Nao, développés par la société française Aldebaran récemment rachetée par le géant japonais SoftBank, ont appelé "le ministre des ministres" Valls sur scène pour son discours. "J'admire beaucoup l'étendue de leur talent mais j'espère en tout cas, pour le moment, que pour eux l'innovation s'arrêtera avant de leur permettre de devenir Premier ministre ou ministre des ministres", a plaisanté Manuel Valls. Cette année vise à donner "une nouvelle ambition" à la coopération scientifique entre la France et le Japon. Le Premier ministre a également proposé d'"étudier la possibilité de créer un fonds franco-japonais dédié au financement de l'innovation". "Le 'French bashing' (le dénigrement de la France, ndlr) maintenant c'est terminé, place à la fierté", a lancé Manuel Valls.