A partir de quand parle-t-on de krach ?

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A partir de quand parle-t-on de krach ?
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Le "krach boursier" est dans tous les esprits avec l’emballement des marchés. Tentative de définition.

Krach boursier. Le mot est dans tous les esprits depuis la dégradation de la note des Etats-Unis par l'agence Standard and Poor's et l'emballement des Bourses, mais peu osent le prononcer, tant il semble signifier l’apocalypse financière. Mais de quoi parle-t-on exactement ?

Chute soudaine et panique générale

Un krach boursier est un "effondrement des cours de la Bourse" ou une "débâcle financière", indique sobrement le dictionnaire Le Petit Robert. Pour aller plus loin, on peut préciser qu’il s’agit d’une baisse soudaine et précipitée des actions touchant une ou plusieurs places financières. Lorsqu’une bulle financière (immobilière, internet, etc.) éclate, elle se traduit souvent par un krach.

Un krach boursier s’accompagne aussi d’un effet de "panique générale" qui conduit les investisseurs à tous vendre en même temps, faisant encore plus chuter les cours et créant ainsi une spirale infernale. Petit détail étymologique, on écrit krach avec un "k" parce que le terme fut importé en France en 1873 après que la bourse de Vienne se soit effondrée, d’où une orthographe très germanique.

On y est presque mais…

Mais à partir de quand parle-t-on de krach boursier ? Il n'existe pas de définition précise mais les économistes s’accordent pour retenir deux critères : la chute des cours doit dépasser 20% et durer plusieurs jours de suite.

A l’aune de ces critères, les bourses mondiales sont donc au bord du précipice, mais le compte n’est y pas. Le CAC 40 a certes enchaîné les journées dans le rouge, mais n’a perdu "que" 15% entre mi-juillet et mi-août. Même constat avec le Dow Jones américain qui a dévissé de 12% sur la même période. Les spécialistes préfèrent donc parler de "krack larvé" ou "krach rampant" pour décrire cette baisse continue mais plus lente.

A titre de comparaison, le dernier krach boursier de 2008, provoqué par la crise des subprimes, a vu les principaux indices perdre de 30 à 50% entre janvier et octobre. La fameuse crise de 1929 a, elle, vu l'indice Dow Jones fondre de 90% entre octobre 1929 et juillet 1932. Quant au krach de 1987, il s’était traduit par une chute vertigineuse du Dow Jones (-23%) mais en une seule journée.