A Davos, Merkel campe sur ses positions

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A Davos, Merkel campe sur ses positions
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La chancelière allemande a réaffirmé son opposition à l'extension du fonds européen de stabilité.

Le 42e forum économique mondial de Davos, en Suisse, permettra-t-il à l'Europe de sortir de la crise profonde qu'elle est en train de vivre ? Les espoirs sont permis selon Angela Merkel. Dans le discours d'ouverture, la chancelière allemande est restée déterminée à maintenir le cap, en dépit des doutes sur la pertinence des réponses jusqu'à présent exprimées par les participants de ce rassemblement.

Mais opposée à une extension du FESF, l'Allemagne campe toujours sur ses positions. Or la première économie européenne, toujours estampillée AAA, pourrait sensiblement améliorer la situation économique de la zone euro par un geste.

FESF + MES

Additionner dans un "pot commun" les ressources du Fonds européen de stabilité financière (FESF) et de son remplaçant, le Mécanisme européen de stabilité (MES), donnerait par exemple "un signal très fort de confiance en l'Europe", selon Christine Lagarde, la directrice du Fonds monétaire international (FMI).

Le fonds existant (FESF) détient 250 milliards d'euros de fonds encore disponibles et sera dissous en juillet 2013, tandis que le MES, avec un volume de 500 milliards d'euros de garanties, est appelé à le remplacer en juillet 2012 pour une durée illimitée. Un pot commun ferait grimper l'enveloppe globale à 750 milliards d'euros. "Les gens disent que ce n'est pas suffisant, certains disent qu'il faut le double, d'autres le triple", mais "je me demande si c'est encore crédible", a expliqué la chancelière allemande.

Berlin est "prêt" à se "montrer solidaire"

"Nous sommes prêts à nous montrer solidaires", a déclaré la chancelière dans un entretien commun à six journaux européen, dont Le Monde, mercredi. "Mais nous avons aussi toujours souligné que nous devions apporter une aide sur la base des traités de l'Union monétaire, lesquels établissent clairement qu'aucun pays ne peut prendre à sa charge les dettes d'un autre", a-t-elle ajouté.

La chancelière a également tenu à défendre les intérêts allemands : "nous, les Allemands, devons aussi faire attention si nous ne voulons pas, un jour, être à bout de force -nos possibilités à nous ne sont pas illimitées-, ce qui ne serait pas dans l'intérêt de l'Europe dans son ensemble".