A Copenhague, la police sur le pied de guerre

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A Copenhague, la police sur le pied de guerre
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Le sommet sur le climat qui s'ouvre lundi est "la plus lourde tâche que la police danoises ait jamais eu à assumer".

Plus de la moitié des effectifs de la police danoise mobilisés, un centre de détention spécial pour les fauteurs de troubles mis en place... A la veille de l'ouverture du sommet de Copenhague, les forces de l'ordre danoises sont sur le pied de guerre et anticipent des débordements en marge de la conférence sur le climat de l'ONU, qui constitue déjà "la plus lourde tâche que la police ait jamais eu à assumer dans son histoire contemporaine", selon son responsable, Mogens Lauridsen.

Le Parlement danois a voté une enveloppe spéciale de 80 millions d'euros à la police pour l'événement. Déjà 6.000 hommes - sur 11.000 au total - sont sur les dents et pourront être renforcés jusqu'à 85% des effectifs totaux. Un camp de détention provisoire, installé à 5 kilomètres de la capitale, pourra accueillir jusqu'à 350 personnes à la fois, pour une garde à vue. A l'approche de l'événement, le Danemark a même pris soin de durcir sa législation contre les casseurs.

"Nous avons envisagé toutes sortes d'éventualités, y compris les pires car nous nous attendons à des débordements de la part de manifestants enclins à chercher la violence", a expliqué le chef des opérations. "Nous ne tolèrerons pas les casseurs", a-t-il prévenu.

Une alerte au colis suspect dimanche a obligé les autorités à suspendre les accès au Bella Center, siège à partir de lundi de la conférence climat, ainsi que le métro le desservant. Une valise abandonnée, finalement inoffensive, avait conduit les services de sécurité à suspendre les allées et venues autour du centre pendant plus d'une demi-heure, alors que des milliers de délégués, de représentants d'ONG et des médias se pressaient pour y retirer leur accréditation.

> Les Européens dans la rue à la veille de Copenhague