5.000 agriculteurs en colère attendus lundi à Bruxelles

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5.000 agriculteurs en colère attendus lundi à Bruxelles
@ ERIC FEFERBERG / AFP
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Ils viennent manifester alors que les ministres européens de l'Agriculture se retrouvent pour un conseil extraordinaire. 

Après les tracteurs français à Paris, les agriculteurs européens à Bruxelles. Plusieurs milliers de producteurs de lait et de viande porcine étaient en effet attendus lundi dans les rues de Bruxelles. Ils vont manifester sous les fenêtres des ministres européens de l'Agriculture, réunis lors d'un conseil extraordinaire à partir de 14 heures 30.

Eviter Bruxelles en voiture. Quelque 5.000 agriculteurs européens en difficulté avec 1.000 tracteurs et des délégations principalement venues de Belgique, de France et d'Allemagne, devraient rallier la capitale belge tôt dans la matinée. Ils risquent de congestionner pendant plusieurs heures les artères entre la gare du Nord et le quartier Schuman abritant les institutions européennes. La police belge a d'ailleurs "demandé avec insistance d'éviter Bruxelles en voiture" lundi et les transports publics desservant le quartier européen seront fortement perturbés.

Embargo russe. L'effondrement des cours du lait et des viandes bovines et porcines a provoqué tout l'été une fronde des agriculteurs européens, du Royaume-Uni à l'Allemagne, en passant par la France, dont le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a demandé fin juillet une réunion extraordinaire avec ses homologues européens. L'embargo russe sur les produits agricoles, décrété par Moscou en rétorsion aux sanctions prises par les Européens à la suite de la crise ukrainienne, pèse lourd sur les marchés. La Russie était la destination de 10% des exportations agricoles de l'UE. Malgré l'été, saison qui voit traditionnellement remonter les cours du porc, les prix ne sont pas repartis à la hausse cette année.

Fin des quotas laitiers. De son côté, le marché du lait souffre d'une surproduction au niveau mondial : outre l'absence de débouché en Russie, la faiblesse de la demande en Chine et l'augmentation de la production, notamment au sein de l'UE après la fin des quotas laitiers au 31 mars, ont créé un déséquilibre.