50 millionnaires new yorkais ont signé une lettre ouverte...pour payer plus d'impôts

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50 millionnaires new yorkais ont signé une lettre ouverte...pour payer plus d'impôts
Qui veut payer plus d'impôts ?@ ADEK BERRY / AFP
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Ils pèsent énormément dans l'économie. Mais parmi les très riches, ils sont encore peu à vouloir payer davantage. Conséquence : les codes ne changent pas.

Ils sont millionnaire, voire multimillionnaires. En pleine campagne présidentielle, 50 New Yorkais ont signé une lettre ouverte pour payer davantage d'impôts. Une démarche qui fait du bruit, alors que les inégalités se creusent aux Etats-Unis. Les deux candidats démocrates, Bernie Sanders et Hillary Clinton, ont promis d'augmenter les impôts des plus riches. Mais pour l'instant, la loi ne change pas.

La taxation baissera même fin 2017. Le gouverneur démocrate de l'Etat de New York aurait pourtant pu profiter de cet appel, le budget de New York ayant été voté samedi matin. Mais rien, même pas la plus petite augmentation d'impôt, qui aurait pu servir à financer les travaux de routes, de ponts et conduites d'eau qui s’abîment, n'est mentionnée. Les millionnaires continueront donc à être taxés à 8,8% au dessus de deux millions de revenus. Un taux qui retombera même à 6,85% fin 2017, date à laquelle la taxe spéciale votée au plus fort de la crise s'arrêtera. La cinquantaine de généreux millionnaires aurait voulu la pérenniser et même taxer à 10% au-delà de 100 millions de revenus.

"400.000 millionnaires, 80.000 sans abris". Pourquoi ne pas avoir saisi cette occasion ? Parce que "seuls" 50 millionnaires se sont manifesté sur les 400.000 millionnaires que compte Big Apple. Une goutte d'eau. Ces centaines de milliers de millionnaires marchent à côté de 80.000 sans-abris. C'est ce contraste choquant qui a d'ailleurs éveillé la conscience des signataires et de quelques autres ultra riches dans l'ensemble du pays, comme Warren Buffet ou les héritiers de Disney et Rockfeller. Des "poids-lourds" qui ne pèsent pas encore suffisamment, ou qui sont du moins encore trop peu nombreux pour inverser la tendance.