2G/3G : bientôt la fin des zones blanches ?

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2G/3G : bientôt la fin des zones blanches ?
@ AFP
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Une liste de communes que les opérateurs devront couvrir, sous peine d’amende, a été établie.

En France, 171 communes ne sont toujours pas couvertes par les réseaux de téléphonie mobile 2G et 3G. Dans ces zones blanches "oubliées" par les opérateurs téléphoniques, on ne peut ni utiliser Internet sur son smartphone, ni même passer un coup de fil. Mais le gouvernement a décidé de poser un ultimatum aux opérateurs.

Échéance fin 2016 pour la 2G. La liste de 171 communes que les opérateurs télécoms vont devoir couvrir en réseau de téléphone portable 2G d’ici fin-2016 a été publiée par le gouvernement. Les opérateurs se sont répartis le travail. Et le délai de 14 mois devrait être tenu. Selon nos informations, en effet, Orange par exemple, n’a plus que 9 antennes à installer dans ces communes. Pour Bouygues Télécom, il en reste une dizaine. Free et SFR assurent, eux aussi, qu’ils sont dans les temps.

Ces communes s’ajoutent aux 67 autres qui n’étaient toujours pas couvertes malgré des précédents programmes gouvernementaux en 2003, puis en 2008.

Jusque mi-2017 pour la 3G. Pour aller sur Internet sur son téléphone, il faut du réseau 3G. Les communes non couvertes par ce réseau sont bien plus nombreuses : 2.200 au total. Le gouvernement laisse donc un peu plus de temps aux opérateurs : jusqu’à mi-2017. L’opération ne s’annonce pas très compliquée : dans les 2.200 communes en question, les pylônes des antennes existent déjà pour la 2G, il suffit donc d’installer de nouveaux équipements 3G dessus ce qui est plus facile que de trouver un emplacement et de faire des travaux.

La menace d’une amende. Les opérateurs ont tout intérêt à tenir leurs engagements : installer une antenne coûte en moyenne 150.000 euros. L’amende encourue pour ne pas le faire, en revanche, peut monter jusqu’à 3% du chiffre d’affaires de l’opérateur en France. En cas de non-respect des délais, l’Arcep, le gendarme des télécoms, pourrait donc infliger plus de 500 millions d’euros d’amende à Orange ou encore plus de 120 millions d’euros à Free. Suffisamment dissuasif pour passer à l'action.