2011, l'année où le CAC 40 a dévissé

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2011, l'année où le CAC 40 a dévissé
Année difficile pour les investisseurs en Bourse, qui ont vu l'indice CAC 40 chuter de 17% en 2011. Une chute synonyme d'opportunité pour d'autres.@ REUTERS
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Suivant l’économie européenne, l’indice vedette de la Bourse de Paris a perdu 17%.

2011s’est révélée être une année de crise, et pas seulement pour les travailleurs ou les contribuables : les investisseurs qui ont misé sur les marchés boursiers ont aussi connu une nouvelle année noire, avec un indice CAC 40 qui a perdu près de 17% sur l’année.

L’indice vedette de la Bourse de Paris a ainsi chuté de 16,95% sur l’année, après une année 2010 déjà morose, le CAC 40  cédant alors 3,34%. On est encore loin du krach de 2008, année au cours de laquelle l’indice avait dévissé de 42,68%, mais la situation est loin d’être stabilisée.

Les cinq meilleures progressions

Le groupe d’aéronautique EADS (dont le groupe Lagardère, propriétaire d'Europe 1, est actionnaire) a enregistré la meilleure progression de l’année (+38,47%). L’entreprise européenne a bénéficié de très bons chiffres de vente de l’A380 et l’A320 Neo, ses exportations ayant aussi été facilitées par la chute du cours de l’euro.

Le laboratoire pharmaceutique Sanofi arrive en seconde position, avec une action en hausse de 18,6% en 2011. Suivent ensuite le spécialiste de l’optique Essilor International (+13,23%), le parapétrolier Technip (+5,09%) et enfin le groupe agro-alimentaire Danone (+3,3%).

Les cinq pires dégringolades

Le titre Veolia Environnement domine ce triste classement, avec une chute de 61,28% sur l’année : les boursicoteurs s’inquiètent notamment de fort endettement du groupe et espèrent qu’il va se recentrer sur ses activités de prédilection, avec la vente de la compagnie de transports Veolia-Trandev.

Suivent ensuite la banque Société Générale (-57,22%), maltraitée par la crise de la dette européenne, PSA (-57,37%), qui a vu ses ventes chuter, la banque Crédit Agricole (-54,12%) et enfin ArcelorMittal (-44,83%), qui subit le contrecoup de la flambée des prix de l’acier lors des dernières années.

Et les perspectives pour l'année 2012 ne sont pas plus réjouissantes, la menace de récession en Europe se précisant sous l'effet conjugué d'une croissance atone et des plans de rigueur adoptés dans chaque pays.