Pourquoi la voiture du futur ne volera pas

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Pourquoi la voiture du futur ne volera pas
@ MaxPPP
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Le XXIè siècle s’est installé et nous sommes toujours sur le plancher des vaches. Voici donc les dix raisons pour lesquelles la voiture du futur ne volera pas.

Ah, ils ont bonne mine les futurologues, les savants devins, les oracles de tous poils nous annonçant fort sérieusement, il y a quelques décennies, qu’en l’an 2000 foin de voiture, nous serions tous pilotes ! Et nous y avons cru ! Il est vrai que la télévision –en noir et blanc- et ses séries américaines nous prédisaient alors un monde dans lequel nous serions tous habillés en pyjama, butinant entre les planètes à la recherche d’un nouvel Eden assez semblable à la Terre. Le XXIè siècle s’est installé et nous sommes toujours sur le plancher des vaches. Voici donc les dix raisons pour lesquelles la voiture du futur ne volera pas.

1 – Parce que les routes sont belles.
Quel plus grand plaisir que de musarder sur des sentes étroites aux premiers jours du printemps, loin des rubans d’asphalte rectilignes. De se laisser envahir par la nature renaissante toutes fenêtres ouvertes ou mieux en cabriolet se rappelant avec bonheur que la voiture est un objet de liberté. Et que vu d’en-haut, les Gorges du Verdon, le plateau de Millevaches ou les Monts d'Arrée (liste non exhaustive) ne ressemblent qu’à une capture d’écran de Google Earth.

2 – Parce que le ciel est déjà très occupé par les oiseaux.
La cohabitation homme-volatile est depuis la nuit des temps plutôt pacifique, si l’on excepte quelques excès d’industrialisation et d’urbanisation, et certains délires hitchcockiens.

3 – Parce que les parkings sous-terrain ne sont pas prévus pour accueillir les objets volants.
En effet, le vieux monde dans lequel nous vivons a adapter son mode de stationnement aux véhicules susceptibles de s’y garer. Et à l’extérieur, les places étant déjà comptées, même une nouvelle augmentation des PV n’y ferait rien.

voiture volante

© MAXPPP

4 – Parce qu’un avion pollue plus qu’une voiture.
Ce serait donc une régression phénoménale de l’humanité de se projeter dans les airs. A moins d’entamer des négociations avec les communautés d’albatros ou de condors afin de privatiser leur dos et de les utiliser comme moyen de transport.

5 – Parce qu’un objet volant est plus difficile à conduire.
Nous avons déjà beaucoup de mal à maîtriser l’engin roulant. Aujourd’hui, le taux de réussite au permis de conduire s’élève à 57%.

6 – Parce que l’achat d’un avion, même personnel, est plus cher.
Le parc automobile ne cesse déjà de vieillir pour raison économique. Actuellement, la moyenne d’âge de nos autos est de 8 ans. Et côté automobiliste, ce n’est guère mieux. L’âge moyen d’achat de la première voiture est de 51 ans.

7 – Parce qu’il n’y aurait plus de poursuites de voitures au cinéma.
Il serait culturellement inhumain de priver les jeunes générations de s’enflammer pour les traques endiablées du lieutenant Bullit au volant de sa Mustang ou de frémir aux enchevêtrements de tôles provoqués par les Blues Brothers.

Blues Brothers

© MAXPPP

8 – Parce que nous n’avons pas le temps.
L’aéronef, avant son décollage, invite à foule de précautions. « Madame, Monsieur, bienvenue à bord de votre avion. Lady and gentleman, welcome on board. Ceci concerne votre sécurité à bord, merci de nous accorder votre attention. Votre ceinture de sécurité s’attache comme cela. Nous vous recommandons de la garder attachée. En cas de dépressurisation de l’appareil, un masque à oxygène tombera automatiquement à votre portée… ».

9 – Parce qu’en l’air il est impossible de demander son chemin en cas d’égarement ou d’hésitation.
En effet, tant que les humanoïdes volants n’ont pas été inventés, impossible de demander sa route au premier passant volant.

10 – Parce que Michelin est le leader mondial du pneu.
Et 9 pneus sur 10 concernent aujourd’hui des engins terrestres. Donc abandonner la route –et les pneus qui vont avec, serait faire une croix sur Clermont-Ferrand et par la même renier Gergovie et ré-offrir à Jules César les territoires si ardemment défendus.

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