Vincent Cassel : "Les premières images qui vous viennent en lisant un script sont souvent les bonnes"

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L'acteur était l'invité exceptionnel d'Europe matin jeudi, à l'occasion de sa riche actualité de l'été : Vincent Cassel sera à l'affiche pas moins de trois films en salles.

INTERVIEW

Fleuve noir en salles le 18 juillet, Le monde est à toi le 15 août et O Grande Circo Místico le 22 août : Vincent Cassel est à l'affiche de trois films cet été. Une actualité riche qu'il évoque dans Europe matin vendredi.

"J'étais dans le film sans avoir vraiment eu le temps de me préparer". Et le premier film que les spectateurs pourront découvrir en salles est Fleuve noir, un polar d'Érick Zonca, dans lequel on retrouve également Romain Duris ou encore Sandrine Kiberlain. Vincent Cassel n'était pas prévu pour le rôle. C'est Gérard Depardieu qui avait débuté le projet, mais il ne pouvait pas continuer le tournage. "J'ai été dans le film sans avoir vraiment eu le temps de me préparer", explique Vincent Cassel qui, à l'époque, était en pleine préparation pour incarner le peintre Gauguin dans le biopic d'Edouard Deluc.

"Il faut savoir fleurter avec le ridicule". C'est finalement en lisant le script de Fleuve noir et en suivant son instinct que le comédien a composé ce rôle de policier alcoolique et torturé. "Avec Érick Zonca, on a créé ce personnage en deux heures, à partir de l'image qui m'était venue en lisant le scénario", confie-t-il. "Les premières images qui vous viennent en lisant un script sont souvent les bonnes. (...) Il faut savoir fleurter avec le ridicule pour pouvoir faire quelque chose que l'on n'a pas l'habitude de faire".

Composition. Dans Le monde est à toi, en salles au mois d'août, il tient encore un rôle particulier, celui d'un beau-père, bras-cassé, bas du front, obsédé par les illuminati. "Je me suis beaucoup amusé à faire ce film", indique Vincent Cassel, qui retrouvait au passage son ami et compère Romain Gavras, avec qui il avait déjà tourné Notre jour viendra (2010). Une nouvelle composition dans lequel l'acteur imprime sa patte. "C'est à travers des choses très superficielles - un costume, une moustache, une démarche - qu'on arrive à se mettre dans la peau de quelqu'un et qu'on peut lire, dans le regard des autres, qu'ils y croient", conclut-il.