Vin rosé : le coupage ne sera pas autorisé

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Vin rosé : le coupage ne sera pas autorisé
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La mesure envisagée par Bruxelles avait soulevé un vent de protestation en France et Italie notamment.

La technique de fabrication du vin rosé traditionnel semble sauvée. La Commission européenne a en effet renoncé lundi à faire adopter par l'UE l'autorisation de fabriquer du vin rosé en coupant du rouge avec du blanc. Cette pratique fait l'objet de nombreuses contestations en France et en Italie.

C'est "une grande satisfaction" pour Xavier de Volontat, président de l'Association générale de la production viticole. Il a salué le choix de "conserver le savoir faire des vignerons plutôt que le côté mercantile". Le choix d'autoriser le coupage "aurait entraîné une déstructuration économique et sociale", selon lui. Le rosé représente 11 à 12% de la production française, a-t-il rappelé.

"La tradition l'a emporté. C'est celle-là l'Europe que nous voulons, celle qui est fondée sur le respect de l'identité, de la qualité, de la sécurité alimentaire et de la tradition", s'est félicité le ministre italien de l'Agriculture.

Michel Barnier, s’est lui aussi réjoui. Le ministre français de l’Agriculture a ajouté que la France "avait engagé depuis plusieurs mois un dialogue" avec Mariann Fischer Boel, commissaire en charge de l'Agriculture, et les professionnels de la filière, pour "convaincre la Commission de maintenir l'interdiction de coupage et préserver notre modèle alimentaire".

Bruxelles a affirmé avoir écouté les préoccupations des producteurs de vin ces dernières semaines contre les nouveaux règlements. Les experts des Etats membres qui devaient se prononcer le 19 juin sur les nouvelles règles "vont maintenir le statu quo sur le vin rosé", a insisté la Commission.