Thomas Sotto : "Je marche au coup de coeur"

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Thomas Sotto vient de publier "Une aventure nommée Federer", un livre-enquête sur le joueur suisse. Ce dimanche, le journaliste est parti en balade dans les rues de Paris avec Nikos Aliagas. L'occasion de parler tennis, de revenir sur son grave accident de scooter ou encore de raconter comment il s'est retrouvé sur scène déguisé... en poule ! 

"Vous ressentez cette atmosphère, ce lieu chargé d’histoires, de souvenirs et de sourires". A Roland-Garros, Thomas Sotto a les yeux qui pétillent. Ce dimanche, le journaliste passionné par la balle jaune est parti En balade avec... Nikos Aliagas dans les rues de Paris. Impossible de commencer cette déambulation ailleurs que dans ce lieu mythique du tennis.

"Le bonhomme qui se cache derrière le joueur". "On a tous séché des heures de révisions avant de passer le bac en regardant Roland-Garros", rappelle Thomas Sotto. "En se passionnant pour un joueur tchèque dont on n'avait jamais entendu parler mais qui était beaucoup plus intéressant que le cours de bio".

Ce n'est pas vraiment un joueur tchèque qui passionne Thomas Sotto, mais un Suisse. Roger Federer, évidemment. Le présentateur de Complément d'enquête vient de lui consacrer un livre, Une Aventure nommée Federer. "C’est un joueur exceptionnel, assure-t-il. J’avais envie de connaitre le bonhomme qui se cachait derrière cette image parfaite. C'est une curiosité humaine."

"Tout peut s'arrêter d'une minute à l'autre". Cette curiosité, Thomas Sotto l'a aussi développée lors d'un des événements fondateurs de sa vie. "En 1999, j'ai eu un très grave accident de scooter". Un accident qui a failli le laisser tétraplégique. Changement d'ambiance, changement de lieu. Nikos Aliagas et Thomas Sotto se retrouvent dans le 15e arrondissement, rue de la Convention, devant le centre de rééducation de La Châtaigneraie. Là où Thomas Sotto a passé de longs mois pour se remettre et récupérer la mobilité de son bras gauche.

"Je suis très ému, parce que j’ai l’impression de revenir à la maison", confie-t-il. "Ça m’a appris plein de choses de la vie", poursuit-il. "J’avais 25 ans, à cet âge-là, on se croit immortel. Puis on se rend compte que tout peut s’arrêter d’une minute à l’autre".

"L'un des moments les plus fous de ma vie". Parmi ses souvenirs marquants, une rencontre inattendue dans la piscine de rééducation. "C'est l'un des moments les plus fous de ma vie", se souvient-il. "C’était une fin de séance, on était deux dans la salle : Jean-Pierre Belmondo et moi. Il avait eu un problème neurologique et il était aphasique, il avait beaucoup de mal à parler. Quelques mois avant son accident, j'étais allé le voir au théâtre des Variétés où il jouait plusieurs rôles. Cet après-midi-là, j'ai osé l'aborder. Je lui ai parlé de cette pièce. Et là il me dit :" oui, je m’en souviens. Et il se remet à me donner, à son rythme, avec ses possibilités physiques, les répliques !"

Autre rencontre déterminante pour Thomas Sotto, celle de Philippe Labro. Ce dimanche, le journaliste, écrivain et réalisateur lui a donné rendez-vous au pied de la Tour Eiffel, au café de l'homme. "J’ai une admiration et une affection sans bornes pour Philippe qui, plus qu'un écrivain ou un journaliste, est un conseiller pour moi. Je ne prends pas une décision sans lui en parler."

Enfiler un costume de poule. A-t-il consulté son mentor avant d'enfiler son costume... de poule un soir, sur scène ? Pas si sûr ! "J’avais reçu Véronique Sanson dans un 20h30 le dimanche, raconte-t-il. J’ai eu un coup de cœur. C'est comme ça, je marche au coup de cœur dans la vie, c’est l'affect qui dirige et je ne veux pas que ça change". 

Le journaliste va voir la chanteuse peu de temps après sur scène. "Pour la chanson La loi des poules, sa sœur lui a fait la surprise de monter sur scène déguisée en poule", reprend Thomas Sotto. "A la fin du concert, j'ai dit à Véronique, 'la prochaine fois c'est moi qui fait la poule'. Donc j’ai débarqué à la Scène musicale en costume de poule !"

Du JT à la scène. Hasard du calendrier, le journaliste remplace ce même soir Laurent Delahousse, à la présentation du JT. "C’était le jour des frappes en Syrie, rappelle-t-il. A 20h, je suis en duplex avec la ministre des Armées. Tout ça est très sérieux. Et à 22h, je suis à 1,5 km de France 2... déguisé en poule !" Sa conclusion ? "Je crois que c'est Alphonse Allais qui disait quelque chose du genre : 'rions de tout car tout ça finira mal'."