Sylvie Testud : la nudité ? "Chanter devant des gens, pour moi, est plus impudique"

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Au micro de Philippe Vandel, l'actrice a passé en revue son actu de présidente du jury, souvenirs de tournage, vices et petites habitudes.

INTERVIEW

Actrice et écrivaine, Sylvie Testud additionne cinq livres et près de 70 films, dont La Môme ou Les Visiteurs 3. Deux fois césarisée, elle s'est aussi illustrée à la télévision dans la série Fais pas ci, fais pas ça. C'est encore vers le petit écran qu'elle s'est tournée en acceptant d'être présidente du jury du festival de la fiction télé de La Rochelle. Alors que le palmarès sera dévoilé samedi soir, l'actrice était l'invitée de Philippe Vandel dans l'émission Ceci dit. Elle revient sur son actu de présidente du jury, ses souvenirs de tournage, ses "Toc" et ses petites habitudes qui l'aident à tenir.

Présidente de jury à La Rochelle

Peu importe l'écran pour celle qui a aussi réalisé un premier long-métrage en 2012 : "Je me confronte à des créateurs. C'est comme le cinéma. Ce sont des gens qui écrivent des histoires, c'est un métier d'artisan. Un festival dédié à des histoires qui sont sur un support qui est peut-être plus petit, ça m'a intéressé."

Nue sans doublure

Pour ce rôle de présidente du jury, elle a dû voir 47 œuvres. Une petite épreuve comparée à l'apprentissage du japonais ou au fait de jouer nue dans une salle informatique pour jouer dans le film Stupeur et tremblement. Entre les deux, le plus difficile avait été d'apprendre la langue étrangère. "Nue, je ne place pas ma pudeur exactement là. Chanter devant des gens, pour moi, est plus impudique. En revanche, une cascadeuse devait faire le poirier à ma place sur la table, et elle n'y arrivait pas, c'est moi qui l'est fait", dit-elle amusée.

Maniaque après un tournage

Toujours mutine avec sa carrure menue et ses cheveux ébouriffés, elle se dit obsédée de la propreté. "Quand je rentre de tournage, il faut que je nettoie tout. Et j'ai un problème avec les miroirs, je déteste les traces et ça déforme." Le nettoyage au coton-tige de la machine à café peut aussi lui prendre des heures. Cela pourrait faire penser à des Toc, mais elle y trouve une vertu : "On ne pense à rien. C'est un moment de liberté totale."

La caractéristique pourrait paraître anodine si elle n'était pas partagée par d'autres comédiens. "Jean Dujardin me racontait ça un jour. Il a le même syndrome et il me semble avoir entendu Benoit Poelvoorde" aussi. Jean-Paul Rouve fait aussi du rangement. "Comédien, c'est être invité quelque part. On sort de chez soi, on sort de son univers. On n'a plus accès à des choses matérielles qui nous appartiennent. Quand on rentre chez soi, il y a un besoin de reprendre le contrôle de sa vie." L'actrice qui écrit son sixième roman, dit aussi qu'elle ne peut pas écrire si elle n'a pas lavé le linge. Elle explique son raisonnement : "Si c'est dans la panière, c'est que c'est sale. Il faut que tout ça soit en progression. Ça va bientôt devenir propre. Après, je peux avoir l'esprit libre. Il faut que la vaisselle soir faite aussi", ajoute-t-elle.

Accro à la cigarette

Elle avoue encore un vice : la cigarette. "Je fume comme un pompier", ce qui lui fait dire qu'elle finira à son avis "mal. Mais est-ce qu'on finit bien tous ?".