Silvio Berlusconi rend son pénis à Mars

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Silvio Berlusconi rend son pénis à Mars
@ MAXPPP
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Le Cavaliere a rendu ses attributs à une statue antique, en dépit des règles de restauration.

Une statue du dieu Mars sans pénis, ce n’est pas acceptable pour Silvio Berlusconi. Le président du Conseil italien a donc demandé à ce que cette sculpture, qui se trouve près de son bureau, soit rénovée, malgré les règles de restauration très strictes dans son pays. Il a fait de même avec une autre partie de l’œuvre, représentant Vénus, en lui offrant de nouveaux bras.

Une restauration malgré des règles strictes

"Pourquoi les sculptures en Chine ont l'air d'être neuves, alors qu'aux nôtres manquent des bras et des têtes ?" s’était demandé Silvio Berlusconi, selon le journal Repubblica. Cette œuvre datant de 175 après Jésus-Christ a donc été restaurée par son propre architecte, Mario Catalano.

Et cela fait plutôt grincer des dents dans le milieu culturel italien. Les règles en vigueur prévoient que les restaurations ne doivent pas tromper le spectateur, et montrer la différence entre ce qui est vraiment original et ce qui a été restauré. "Qu’il nous dise s'il est normal, qu'en violation de la législation en vigueur, le célèbre groupe en marbre ait été soumis à une véritable intervention de chirurgie esthétique", s'est ainsi enflammée une députée PD en charge de la culture, Manuela Ghizzoni.

Son architecte se défend

L'architecte de Berlusconi s'est défendu, en soulignant que les "prothèses" posées sur le statues étaient "amovibles". "Il s'agit de restitutions effectuées dans les règles qui servent à faire voir l'œuvre telle qu'elle était lorsqu'elle a été sculptée", a-t-il assuré. Mais les experts sont restés septiques.

Ces réparations font d’autant plus polémique que cette statue appartient au Musée romain des Thermes de Dioclétien. Elle a été transférée dans le palais où travaille Berlusconi à sa demande, privant ainsi le public de la vue de cette œuvre. L'accord de prêt prévoit néanmoins son retour au musée à la fin de la législature, en 2013.