Sarkozy et Mitterrand font visiter leurs appartements

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Sarkozy et Mitterrand font visiter leurs appartements
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Le président de la République et le ministre de la Culture ont joué les guides de luxe lors des 26e Journées du patrimoine.

Pour les Journées du patrimoine, suivez les guides. En l’occurrence, Nicolas Sarkozy et Frédéric Mitterrand. Le président de la République et le ministre de la Culture ont joué samedi matin les guides d'un moment, présentant à la foule les bâtiments qu’ils sont d’habitude les seuls à fréquenter.

Frédéric Mitterrand a accueilli les premiers visiteurs rue de Valois et offert une visite guidée de son ministère, pendant plus d'une demi-heure, aux premiers visiteurs bousculés par les journalistes et les caméras. Arrivant dans son bureau, il a expliqué avoir délaissé celui occupé par ses prédécesseurs car la pièce était "un peu trop dorée" à son goût. Sur la cheminée, deux portraits "très importants" pour lui, a-t-il expliqué : le portrait officiel de Nicolas Sarkozy et celui, au crayon, de l'ancien président François Mitterrand, son oncle.

Nicolas Sarkozy, chemise rose à rayures sans cravate, est quant à lui venu, sans son épouse, saluer la foule qui se pressait à l'Elysée, "la maison de la République", a-t-il dit. "Je vais travailler dans les appartements privés parce que je prépare ma visite à New York et à Pittsburgh (où se tiendra le G20 le jeudi et vendredi prochains). Je préfère préparer mes discours dans les parties privées de l'Elysée, c'est plus tranquille."

Des manifestations ont eu lieu dans le cadre de Journées du patrimoine. A l'appel de la SNMH-CGT (Monuments historiques), une cinquantaine de protestataires ont fait le tour des grands monuments parisiens pour distribuer des tracts aux visiteurs et dénoncer la "précarité professionnelle et sociale" des personnels des monuments nationaux, une situation subie selon eux par près de la moitié de la centaine d'agents de la région parisienne, avec des contrats de courte durée, des temps partiels imposés, avec des "salaires de misère" (700 euros).

Des manifestants écologistes ont critiqué l'ouverture de la centrale de Flamanville et du chantier de l'EPR. Enfin, deux châteaux du Pas-de-Calais sont restés fermés en signe de protestation contre l'implantation prochaine d'un champ d'éoliennes à proximité de ces monuments.