Roselyne Bachelot : "Je ne sais pas cuisiner petit, il y a toujours trop de bouffe"

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Invitée de "La table des bons vivants", l'ancienne ministre n'a pas rechigné à évoquer son goût pour la bonne chère.

INTERVIEW

Après plusieurs années en tant que ministre, Roselyne Bachelot donne désormais rendez-aux aux Français sur LCI, entre 9h et 10h.  Invitée dans l'émission La table des bons vivants samedi sur Europe 1, la chroniqueuse s'est dévoilée côté cuisine.

"Je ne sais pas faire petit". "Je suis née le 24 décembre à minuit", indique-t-elle d'emblée, pour se présenter, avant d'évoquer la bûche de Noël et les décors qui accompagnent le dessert traditionnel : "les petits nains, la petite scie et les champignons !", s'exclame-t-elle. Et l'ex femme politique d’enchaîner : "Je suis bonne cuisinière, j'adore faire le marché, les bons produits. J'adore cuisiner pour les copains et même pour moi. Je n'imagine pas, même toute seule chez moi, de ne pas cuisiner un peu, de ne pas me faire une jolie nappe. Je m'installe dans ma salle à manger, jamais dans ma cuisine !"

Ce samedi d'ailleurs, elle reçoit, et pour le menu, ce sera salade de crabe sur pommes de terre tièdes et pousses d'épinards en entrée, rôti de veau à la bourgeoise avec des carottes anciennes cuites en tajine pour le plat, qui s'accompagnera de pommes gaufrettes, et pour finir, un tiramisu revisité servi comme un gâteau. "Je ne sais pas faire petit, il y a toujours trop de bouffe", glisse-t-elle.

"Chansons à boire et à manger". Au petit-déjeuner, elle mise sur le thé "earl grey", mais "carbure au café 100% arabica" pour tenir toute la journée. L'ancienne ministre multiplie en effet les activités médiatiques. En plus de son émission de télé, elle tient une chronique radio sur France musique le vendredi. Le répertoire classique est d'ailleurs l'un de ces centres d'intérêt, ce qui la ramène une nouvelle fois à l'assiette : "Il y a énormément de chansons à boire, à manger dans l'opéra, dans l'opérette, dans la musique", explique-t-elle avant de citer le connu La Traviata et son 'Libiamo'. "Mais il y en a bien d'autres !"

Le questionnaire des bons vivants

Pour mieux la connaître côté fourchette, la savoureuse chroniqueuse, docteure en pharmacie de profession, est passée sur le gril des interrogations de Laurent Mariotte :

Le goût de votre enfance ?

"Le petit-déjeuner dans la ferme de ma grand-mère : le lait qui venait d'être tiré du pis de la vache, le beurre que ma grand-mère barattait elle-même, le pain qui ne durcissait pas et du Phoscao dans le lait bouillant."

Votre plus beau repas, dans le sens inoubliable ?

"Chez mon pote Michel Guérard, un homme extraordinaire. Et mes plus beaux repas, je les ai faits chez lui, à Eugénie-les-Bains."  

Votre pire repas ?

"C'est un dîner officiel offert par mon homologue chinois. Il y avait des espèces de bols avec une sorte de liquide brun et tout d'un coup, j'ai vu des choses bouger. Il y avait des vers vivants. J'ai dit que j'étais allergique."

Le plat que vous ne pouvez pas manger ?

"Les huîtres. Ça ne marche pas."

Quel plat emmèneriez-vous sur une île déserte ?

"Du poulet avec des pommes de terre sautées."

Quel est le mot que vous préférez en cuisine ?

"Mitonner. Il faut laisser le temps."

Qui sont les invités de votre dîner idéal ?

"Michel Guérard, mon ami Philippe Meyer et... selon la contrepèterie célèbre, "il faut être peu pour bien dîner". Alors, il y a deux hommes, moi, et il faut une autre femme. Ce sera Natacha Polony. Outre le fait qu'elle est une femme intelligente, elle sait ce qu'est de bien manger et d'apprécier les produits et les saveurs."

Le mot de la F-A-I-M ?

"Encore."