R.J. Ellory : "J'ai reçu plus de 600 lettres de refus d'éditeurs"

  • A
  • A
Partagez sur :

R.J. Ellory publie Les Fantômes de Manhattan aux éditions Sonatine. Un nouveau roman à suspense pour celui qui s'est imposé comme le maître du thriller anglais. Un succès que l’écrivain doit, avant tout, à sa persévérance. 

INTERVIEW

"Pour réussir, il ne faut jamais dévier de son but". Cette citation de l'homme politique britannique Benjamin Disraeli, R.J. Ellory l'a accrochée dans son bureau. "C'est quelque chose que je crois", assure l'écrivain anglais, invité de La Voix est livre sur Europe 1, samedi. "Je ne voulais pas mourir en me demandant : 'que se serait-il passé si j'avais juste essayé un peu plus'", confie-t-il.

"12.000 euros en frais de poste et de photocopie". Cette question, R.J. Ellory n'aura pas à se la poser. Car celui qui est devenu le maître du thriller anglais a mis tout en oeuvre pour devenir un écrivain accompli. "J'en suis à 14 romans publiés en anglais", rappelle-t-il. "Et j'ai dû en écrire 45 en tout". "J'ai reçu plus de 600 lettres de refus de plus de 100 éditeurs", poursuit-il. "Fin des années 1980, début des années 1990, ma femme et moi avons dépensé 12.000 euros en frais de poste et de photocopie".

Des efforts qui ont fini par payer. R.J. Ellory s'est définitivement fait une place dans le monde des mots. Il sort un tout nouveau roman, Les fantômes de Manhattan, aux éditions Sonatine. Un livre qui raconte l'histoire d'Annie O'Neill, 31 ans. La jeune femme est libraire à New York. Elle n’est pas triste, pas particulièrement heureuse non plus. Annie O'Neill est seule, elle a perdu ses parents très jeune. Mais elle aime son métier et les livres. Sa vie suit un cours paisible, jusqu’au jour où un homme débarque dans la librairie et lui annonce qu’il connaissait bien son père. Il lui remet un étrange manuscrit. La suite à découvrir... en lecture.

"Une enfance étrange". L'intrigue ressemble étrangement à la vie d'un autre homme : celle de l'auteur lui-même ! "J’ai eu une enfance étrange", dévoile R.J. Ellory. "Mon père est parti avant ma naissance. Il y a deux ou trois ans, j’ai appris qui il était, à Paris". "Ma mère, elle, est morte quand javais 7 ans", poursuit-il. Mais R.J. Ellory n'en dira pas plus sur les fantômes qui hantent son passé. Au risque de "spoiler" en partie son roman...