Première journée sans frénésie à la vente aux enchères Kenzo

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Première journée sans frénésie à la vente aux enchères Kenzo
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Pas de folies et quelques invendus lors de la première journée de la vente Kenzo, qui se poursuit mercredi à Paris.

Près de la moitié de la collection Kenzo – 436 lots sur 1.043 – a trouvé preneur mardi, lors de la première journée de la vente aux enchères d’objets d’art appartenant au couturier japonais, qui se déroule sur deux jours à Drouot-Montaigne, à Paris.

Sans frénésie, avec des prix souvent dans leurs estimations, et près de 30% des lots, en valeur, restés invendus, la vente s’est déroulée dans une salle d'enchères, clairsemée dans un premier temps, un plus étoffée dans la soirée, avec 200 personnes. A l’issue de la première journée, la vente totalisait 1,250 million d'euros, soit plus des deux tiers de l'estimation globale initiale, située entre 1,5 et 1,8 million d'euros.

Un lot phare de la vente, un cheval de bois de l'époque Han, vieux de 2.000 ans, estimé entre 80.000 et 100.000 euros, n'a pas trouvé preneur. Pas plus que des laques de type Negoro - la vaisselle de laque des moines zen - estimées entre 15.000 et 20.000 euros pièce.

En revanche, des poupées amérindiennes Kachina ont largement dépassé leurs estimations, à quelque 10.000 euros, des figurines funéraires chinoises à 69.000 euros (estimées 40.000-60.000) ou un Bouddha en méditation de l'art du Gandhara à 42.000 euros (estimé 12.000-18.000). Des toiles signées Kenzo sont parties à plus de 20.000 euros, mais des photos contemporaines n'ont pas trouvé preneur.

Le commissaire-priseur s’est dit "globalement content" de ce premier épisode de la vente, qui se poursuit mercredi après-midi. Quant au couturier Kenzo Takada, 70 ans, il n’était pas à Paris mardi. Mais il s'est déclaré "ravi" des premiers résultats, selon le commissaire-priseur.