Pourquoi faut-il oser la FIAC ?

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Pourquoi faut-il oser la FIAC ?
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La 37e Foire internationale de l’art contemporain a débuté jeudi. Le guide pour ne pas s’y perdre.

L’art contemporain est loin d’être accessible à tout le monde. Pourtant, la FIAC, qui a ouvert ses portes jeudi à Paris, connait un succès grandissant. Elle est aujourd’hui une des trois grandes foires en Europe, avec Bâle et Frieze Art Fair à Londres. Malgré les grèves, les organisateurs comptent faire au moins aussi bien que l'an dernier, qui avait vu affluer près de 81.000 visiteurs, soit une hausse de 18% par rapport à 2008.

Vous n’y connaissez rien en art contemporain mais voulez-vous y rendre ? Europe1.fr vous offre le guide de survie.

Vous n’êtes pas obligé d’acheter

La FIAC, c’est 194 galeries et 3.500 artistes participants. Une sorte de "supermarché géant de l'art contemporain", qui a de quoi impressionner au premier abord. Alors si vous n’avez pas le porte-monnaie de Picsou, ne vous sentez pas mis à l’écart : nombreux sont les visiteurs qui ne viennent que pour regarder, et pas pour acheter. D’autant que si vous n’avez pas été invité, vous aurez déjà dépensé 29 euros rien que pour rentrer...

Rendez-vous de spécialistes, la Foire internationale d'art contemporain est aussi un événement grand public, qui assume ce statut. Les néophytes aiment admirer les dernières créations et simplement se laisser surprendre. "Les gens viennent comme dans un grand musée et j'en suis très heureuse. Ça plaît à tous les galeristes et certainement aux artistes", explique Jennifer Flay, directrice artistique de l'événement depuis sept ans.

Et si vous voulez investir, vous trouverez peut-être des œuvres à votre portée. Certaines créations tirées à plusieurs exemplaires peuvent être abordables et, crise aidant, nombreux sont les galeristes qui proposent un échelonnement des paiements.

Vous avez le droit de ne pas aimer

La FIAC et l’art contemporain ont un effet désinhibant. Contrairement aux tableaux de grands maîtres, vous avec le droit de détester les œuvres, et en plus de le dire. Alors ne vous en privez surtout pas…

Quittez le Grand Palais

La FIAC se déroule dans trois principaux lieux : le Grand Palais, à la Cour carrée du Louvre et dans le jardin des Tuileries, et ce jusqu’au 24 octobre. Si les galeries exposent au Grand Palais ou dans la Cour carrée du Louvre, des œuvres monumentales ont été installées dans le jardin des Tuileries. Par exemple, un arbre blanc du Suisse Ugo Rondinone trône en ce moment au beau milieu d'un bassin, et un Mikado géant, aux couleurs de l’Amérique, a été planté sur une pelouse. Une volière signée Mark Dion côtoie un cinéma éphémère de quatorze places. On peut y voir des films d’artistes contemporains. Pas toujours accessible, mais divertissant.

Structure FIAC 930x620

© REUTERS

Faites du name dropping

Le b.a.-ba quand on se rend à la FIAC, c’est de connaître quelques noms à citer, histoire de ne pas paraître complètement inculte. Sachez donc qu’Anish Kapoor est un plasticien britannique d’origine indienne. Lorsque vous pénétrerez dans le Grand palais, et que vous verrez un immense serpent blanc, le "slug", vous pourrez donc au moins en citer l’auteur. Ajoutez aussi son prix de 1,6 million de livres, vous aurez alors l’air bien informé. Parmi les autres stars incontournables du milieu, vous pouvez citer pêle-mêle Damien Hirst, Jeff Koons ou Richard Serra.

Gardez l’esprit ouvert

Si vous êtes un habitué des tableaux très figuratifs et classiques, essayez d’ouvrir au maximum votre esprit. Un espalier de trois mètres de haut, avec des cuillères en bois et en argent qui pendent d’un fil d’acier peut être une œuvre d’art. Il s’agit de "Like birds on high voltage wire", une installation de Mircea Cantor. Vous pourrez aussi vous extasier devant les petites mappemondes froissées de Latifah Echkhch, à 5.000 euros pièce tout de même. Relâchez un peu la pression, et laissez-vous séduire...