Pivot : "A l’époque, le CSA ne chicanait pas pour le moindre détail…"

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Apostrophe, célèbre émission littéraire, fête ses 40 ans. 

INTERVIEW

40 ans ! Bernard Pivot a présenté plus de 700 émissions d’Apostrophe, sa célèbre émission littéraire, de 1975 à 1990. Samedi matin, le présentateur était l’invité de Wendy Bouchard sur Europe 1 pour évoquer ses souvenirs. Et celui qui l’a le plus marqué, c’est l’écrivain russe Alexandre Soljenitsyne. Mais il n’oublie pas de citer "Duras, Nabokov, Yourcenar. Et Simenon, terrible, parce qu’il me parlait du suicide de sa femme, un moment effrayant".

Interrogé sur le fait qu’il allait directement chez ses invités pour enregistrer ses émissions, Bernard Pivot se rappelle qu’il y allait "un peu comme un prédateur. J’arrivais une heure après l’équipe technique. J’enregistrais en direct et puis je repartais. Il n’y avait pratiquement pas de montage. Je ne faisais pas comme on fait aujourd’hui : enregistrer des heures et des heures et prendre ce que l’on a de meilleur. Je trouve qu’à ce moment-là, on falsifie la vérité de l’écrivain".

Et la consommation de cigarettes et d’alcool sur son plateau ? "C’est amusant car on regarde les émissions d’Apostrophe, tout le monde fume ! Mais il y avait quand même une émission où l’on fumait encore plus, c’était dans l’émission de Polac. A l’époque, le CSA ne chicanait pas pour le moindre détail…"