Pas d'âge pour aimer Gainsbourg

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Pas d'âge pour aimer Gainsbourg
Une vente aux enchères consacrée aux manuscrits de Serge Gainsbourg a totalisé mercredi 260.000 euros.
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La vente aux enchères de manuscrits de l'artiste a séduit un large public, y compris les plus jeunes.

Le culte voué à Serge Gainsbourg ne se dément pas. La vente de manuscrits de quelques unes des plus célèbres chansons de Serge Gainsbourg, dont Love on the beat et Sorry Angel, a attiré mercredi à Paris de nombreux acheteurs. Le montant total de la vente s'est élevé à 260.000 euros.

Fans et simples curieux étaient au rendez-vous mais les enchères, bien au-dessus des estimations, ont rapidement dissuadé les moins fortunés. Ces documents exceptionnels ont appartenu à Fulbert Ribeaut, l'ancien majordome du chanteur, "qui les a transmis au propriétaire actuel", a annoncé la maison de ventes Sotheby's. C'est la première fois qu'ils se trouvaient sur le marché.

Plus de 50.000 euros pour le manuscrit de Sorry Angel

Record de la vente, le manuscrit définitif par Serge Gainsbourg de la chanson Sorry Angel, évoquant sa rupture avec Jane Birkin, a trouvé preneur à 51.150 euros (frais compris) alors que l'estimation haute était de 18.000 euros.

Le brouillon manuscrit de la sexuelle Love on the beat (1984), comportant de très nombreuses variantes et corrections, s'est lui disputé jusqu'à 39.150 euros, tandis que You're under arrest est parti pour 21.150 euros. Le manuscrit de No Comment a été adjugé 24.750 euros, et le scénario du clip, jamais tourné, est parti à 29.550 euros, plus de deux fois l'estimation.

Un demi billet de 500 francs vendu 24.750 euros

Plus anecdotique, mais suscitant le même intérêt, un billet de banque de 500 francs déchiré et signé par Gainsbourg, a été vendu 24.750 euros. Ce demi billet dédicacé, qui rappelle la célèbre geste du chanteur brûlant un billet de 500 francs un plateau télévisé en 1984 pour fustiger le fisc, a été très demandé. "C'est assez logique car c'est un objet emblématique qui a défrayé la chronique", explique Alain Renner, commissaire chez Sotheby's, au micro d'Europe 1.

Regardez cette scène restée célèbre :

Une dizaine de lots, comprenant des photos ou textes où n'ont pas dépassé les 1.000 euros. L'occasion rêvée pour certains fans de s'attacher un petit morceau du mythe, à l'image de Maxime, âgée de 13 ans, qui a pu acquérir une photo pour 800 euros. Une photo qui prendra place juste au-dessus de son lit. Et l'adolescent, t-shirt de Gainsbarre sur les épaules, de conclure : "il n'y a pas d'âge pour aimer Gainsbourg".