Nouvelles menaces de grève sur les festivals d'été

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Nouvelles menaces de grève sur les festivals d'été
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Les syndicalistes demandent l'entrée en vigueur d'un accord sur le régime d'assurance chômage des intermittents du spectacle le 1er juillet. 

L'AMF occupée. Les festivals d'été pourraient être perturbés par des grèves si un accord sur le régime d'assurance chômage des intermittents du spectacle n'entre pas en vigueur comme prévu le 1er juillet, a déclaré jeudi le secrétaire général de la CGT spectacle. Denis Gravouil a par ailleurs annoncé en marge de négociations sur une nouvelle convention d'assurance chômage que des intermittents occupaient, avec d'autres manifestants, le siège de l'Autorité des marchés financiers (AMF), à Paris. "On a un groupe qui occupe l'AMF à l'initiative de la CGT Spectacle, d'Interim CGT, du Comité de chômeurs CGT", a-t-il déclaré. "Entre loi travail et assurance chômage, on avait plusieurs raisons de protester."

Accord conclu le 28 avril. Le projet de loi travail, contesté par une partie de la gauche et des syndicats mais aussi par le patronat, et sur lequel le gouvernement a engagé sa responsabilité, a contribué à perturber les négociations sur l'assurance chômage. Celles-ci ont pris un tel retard qu'il y a de fortes chances que l'actuelle convention de l'Unedic, qui arrive à échéance le 30 juin, devra être reconduite quelques semaines ou mois. Or l'accord conclu le 28 avril par les syndicats et les employeurs du monde du spectacle est censé être intégré à la nouvelle convention, si elle est validée par un comité d'experts et au niveau interprofessionnel.

La balle dans le camp du gouvernement. La CGT Spectacle a fait du report de son entrée en vigueur un casus belli et exige du gouvernement la garantie qu'il sera bien appliqué à partir du 1er juillet. "En ce qui nous concerne, si ça n'entre pas en vigueur au 1er juillet, la question de la grève sur les festivals va revenir", a déclaré Denis Gravouil. "Et ça reviendra avant le 1er juillet parce qu'il y a des temps de montage qui commencent dès le mois de juin et même dès le mois de mai pour les festivals de juin", a-t-il ajouté. "Donc la balle est dans le camp du gouvernement."