Musée du jeu vidéo cherche maison

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Musée du jeu vidéo cherche maison
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Musée unique en France, il a été délogé du toit de la Défense par le ministère de l'Ecologie.

Durée de vie : 15 jours. Tout était pourtant bien parti pour le premier musée consacré aux jeux vidéo et à leur histoire en France. Le lieu ouvre mi-avril, sur le toit de la Défense, établissement qui attire chaque année 250.000 touristes. "Un lieu magique", pour Olivier Bodeur, gérant de l’agence de communication Alerte orange, qui a créé le musée.

Mais deux semaines plus tard, il a dû fermer ses portes pour des questions de sécurité. En raison d’une panne d’ascenseur, l’accès au toit de la Défense doit être fermé pendant quatre mois. Le musée du jeu vidéo, et celui de l’informatique qui se trouve juste à côté, sont donc fermés. Cet arrêt temporaire est devenu définitif lorsque, deux mois plus tard, le ministère de l’Ecologie a annoncé qu’il reprenait les lieux pour en faire des bureaux.

A la recherche d’un nouveau lieu

Le musée du jeu vidéo s’organise. "Dès le mois de juin, on a rapatrié toutes nos collections dans nos locaux de l’agence", explique Olivier Bodeur. "On a organisé un showroom. On est passé de 600 m2 à 200 m2". Et de partir à la recherche d’un nouveau lieu. "On a un projet sérieux, une collection importante". Le musée propose ainsi de jouer sur grand écran aux tous premiers jeux commercialisés. "On a en plus un savoir-faire dans la communication. On peut avoir une grosse visibilité".

Même si Olivier Bodeur se dit "frustré, fatigué et usé", il reste néanmoins confiant pour la suite : "je vous garantis qu’on aura un lieu avant fin décembre".

" Le jeu vidéo n’est pas une priorité"

La Défense n’offrait pas seulement qu’un lieu très fréquenté au musée du jeu vidéo. Grâce à un partenariat avec la Grande Arche, il pouvait également être gratuit. Un modèle économique qu’il sera difficile de poursuivre. Deux projets sont en cours, l’un privé, l’autre public. "On fera tout pour que l’entrée, si elle devient payante, soit la plus symbolique possible", assure néanmoins Olivier Bodeur.

Une pétition a été lancée sur le site du musée, qui a déjà recueilli 1.700 signatures. Mais Olivier Bodeur ne se fait pas trop d’illusions. "Ça nous rend visible, mais ça ne changera pas grand-chose. Tout ça est une décision politique. La culture n’a jamais été une priorité. Et le jeu vidéo n’est même pas une priorité pour la culture".