Marc Lévy : "Le rêve de ma vie, c'était d'être médecin"

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Partagez sur :

Avec son premier roman "Et si c'était vrai", le romancier écrivait à son fils de croire en ses rêves...parce qu'on l'avait empêché de réaliser le sien.

INTERVIEW

La recette pour faire un best-seller ? Aucune, ça serait trop facile. Invité dans Ça pique mais c'est bon, l'écrivain Marc Lévy est revenu vendredi sur les moments qui ont précédé la publication de son premier roman Et si c'était vrai. Il ne donne d'ailleurs qu'une consigne pour écrire : ne pas penser que l'on va être publié.

Premier roman à 39 ans. Avoir l'objectif de la publication est pour lui "le plus grand inhibiteur. On ne se met pas à peindre en pensant qu'on va faire une expo, ni à un instrument de musique en pensant qu'on va faire un concert. Étrangement, avec l'écriture, si vous dites, 'je viens de me mettre à écrire', ça suscite très généralement la moquerie et on pense tout de suite à la publication", souligne le romancier. Il a donc écrit Et si c'était vrai, à 39 ans sans l'imaginer "une seule seconde" en tête de gondole. Il voulait même conserver le texte pour que son fils, alors âgé de 9 ans, puisse le lire plus tard, entre "35 et 40 ans".

"Appelé dix jours après". Finalement, la sœur de l'auteur lit le manuscrit et le harcèle presque pour qu'il l’envoie à un éditeur. "Elle ne m'appelait pas pour me dire 'comment ça va ?' mais 'est-ce que tu l'as envoyé ?'." Marc Lévy finit par envoyer le manuscrit par la Poste. "Ils m'ont appelé dix jour après." A l'époque, l'écrivain dirige son cabinet d'architecture et il croit d'abord à une blague avant de réaliser.

Son rêve ? "Médecin". Il démissionne alors de son cabinet. Une décision rapide qui trouve sa source dans l'enfance. "J'ai tellement souffert à cause des gens qui m’expliquaient que ce que je voulais faire n'était pas possible. Le rêve de ma vie, c'était d'être médecin." Une envie jamais réalisée mais jamais oubliée. "Quand j'ai écrit cette histoire, c'était pour dire à mon fils (...) d'aller au bout de ses rêves." L'écrivain admet que la phrase a depuis été galvaudée mais qu'elle ne l'était pas en 1999, au moment de la publication.

"J'écris un manuscrit et Spielberg l'achète pour en faire un film. Vous retournez au bureau le lendemain comme si de rien n'était ou vous prenez un risque ?", résume l'auteur qui a alors plongé dans un rêve qu'il n'avait "jamais osé faire".