Luz : "une grosse partie de moi ne peut plus être à Angoulême"

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Le dessinateur, survivant de l'attentat de Charlie Hebdo, explique pourquoi, à contre-coeur, il ne se rendra pas au Festival de bande dessinée. 

Fans de BD, vous ne croiserez pas Luz, ce week-end à Angoulême. Ni les autres années d'ailleurs. Depuis l'attentat contre Charlie Hebdo, dont il a survécu, le dessinateur vit sous haute protection policière. Un frein évident à sa liberté.

"Je ne me sentirais pas bien". "Pour beaucoup d’auteurs, aller à Angoulême, c’est voir les copains et les copines, boire des coups. Finalement, c’est un alibi pour faire n’importe quoi : être libre avec d’autres gens libres. Pour moi, ce n’est pas possible de vivre cette liberté-là entre quatre flics. Je ne me sentirais pas bien", confie-t-il à Europe 1 à l'occasion de la sortie de sa nouvelle BD "Puppy". 

"Je ne pourrais pas vraiment dédicacer de la même manière". "Je ne pourrais pas voir les gens que j’aime de la même manière et puis, je ne pourrais pas vraiment dédicacer de la même manière. Il y a une grosse partie de moi qui ne peut plus être à Angoulême aujourd'hui", ajoute Luz qui précise au passage ne pas être "allé à Angoulême très souvent".