"L'odeur de la mandarine" : Georgia Scalliet, de la Comédie-Française au grand écran

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La jeune femme, pensionnaire de la Comédie-Française, est à l'affiche de L'odeur de la mandarine, sur les écrans mercredi. 

La Comédie-Française, fournisseur officiel de talents pour le cinéma ? Ces dernières années, Guillaume Gallienne, Pierre Niney, Denis Podalydès ou encore Laurent Lafitte, ont démontré qu'ils pouvaient tenir le haut de l'affiche. Cette fois, c'est une jeune femme, Georgia Scalliet, qui leur emboîte le pas. La comédienne est à l'affiche de L'odeur de la mandarine, un film Europe 1 sorti mercredi. Et comme ses condisciples du Français, l'actrice est très convaincante.

Un vrai charisme à l'écran. On est vraiment subjugué par la présence et la subtilité de son jeu. Georgia Scalliet, qui joue une infirmière à domicile devenue veuve dans le film, a aussi une voix originale, enfantine qu'on ne tarde pas à remarquer.

Tout est allé très vite pour cette actrice de 29 ans. La Comédie-Française l'a découverte il y a six ans dans une école de théâtre lyonnaise. Elle entre alors au Français, joue Les trois sœurs de Tchekhov, obtient le Molière du jeune talent et commence alors à passer des castings de cinéma. De nombreux castings. "J'en ai passé beaucoup, ça ne marchait globalement pas du tout", se souvient-elle. Et puis, cette fois a été la bonne. Gilles Legrand lui a offert le rôle principal de son film.

"Pas que des fantômes et des tableaux poussiéreux au Français." On la découvre à l'écran au côté d'Olivier Gourmet. Alors que la Première Guerre mondiale touche à sa fin, Angel, jeune infirmière, qui y a perdu l'amour de sa vie, se retrouve à soigner Charles, officier de cavalerie amputé d'une jambe. Son employeur convalescent va tomber fou amoureux de la jeune femme, très vive, très fraîche et la convaincre de se marier. Mais ce qui ne devait être qu'un mariage de raison va finalement se transformer en amour véritable.

Georgia Scalliet espère "que les frontières vont être de plus en plus poreuses" entre le théâtre et le cinéma et que d'autres réalisateurs feront appel à elle, comme Gilles Legrand. Passer par la Comédie-Française lui a certainement ouvert des portes, reconnaît-elle. "Peut-être que les gens se disent, tiens, il n'y a pas que des fantômes et des tableaux poussiéreux là-bas. Il y a aussi des gens chouettes", confie-t-elle dans un sourire.