Line Renaud sur Michel Galabru : "Il était drôle comme il respirait"

  • A
  • A
Partagez sur :

HOMMAGE - L'actrice a bien connu le comédien, disparu lundi à l'âge de 93 ans.

TÉMOIGNAGE EUROPE 1

Line Renaud a connu Michel Galabru, mort lundi à l'âge de 93 ans, sur le tournage de L'Increvable de Jean Boyer, en 1959. Et le Michel Galabru que la comédienne décrit est bien loin de la truculence qui est devenue ensuite sa marque de fabrique. "Jean Boyer (le réalisateur du film, ndlr) m'avait prévenue que Michel était un garçon très 'traqueur', très timide, et qui se faisait tout un truc de tourner la première scène avec moi", se souvient Line Renaud au micro d'Europe 1. Il était dans un lit et je devais lui apporter le petit déjeuner et ensuite, avec ma petite nuisette, me mettre dans le lit à côté de lui. On commence, j'apporte le petit déjeuner et là, au lieu de tourner la scène, il me sert la main et me dit : 'bonjour, madame Line Renaud'..."

Entendu sur Europe 1
Il se sous-estimait et ne réalisait pas sa grande popularité. Il détestait les termes 'monstre sacré', 'star' ou 'vedette'.

Line Renaud se souvient d'un acteur "naturellement drôle". "Le problème des comiques, c'est qu'ils ne sont pas drôles en général", relève la comédienne. "Ils sont même tristes. Or, Michel est naturellement drôle. Il était drôle comme il respirait". Line Renaud précise que Michel Galabru "se sous-estimait et ne réalisait pas sa grande popularité. Il détestait les termes 'monstre sacré', 'star' ou 'vedette'."

Michel Galabru avait perdu son épouse, Claude, en août 2015. Cette perte l'avait énormément affecté. "Le bonheur de Michel est d'avoir épousé Claude, il avait besoin de cette femme magnifique, qui s'est occupée de lui très bien", souligne Line Renaud. "Il y a deux mois environ, j'avais déjeuné avec Emmanuelle, sa fille, et elle m'avait dit : 'il ne survivra pas à maman'. Il avait besoin d'être en scène, donc après la mort de Claude, tout de suite, il a refait de la scène pour essayer de s'en sortir mais ça n'a pas été possible, il ne pouvait pas vivre sans elle."