Les web-fictions frappent aux portes des télés

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Les web-fictions frappent aux portes des télés
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Espérant notamment surfer sur le succès des "Têtes à claques", les chaînes de télé se mettent à diffuser des fictions issues du web.

Parfois saturées de gros mots, garanties 100% sans tabou, les web-fictions, n’ont désormais plus grand choses à envier aux formats traditionnels de la télé, comme les séries et les téléfilms.

Ces films courts, souvent limités à trois à cinq minutes pour des raisons économiques, sont nés en 1995 aux Etats-Unis. Ils se sont ensuite taillés de sacrés succès, à l’image notamment de la série canadienne "Les Têtes à claques" :

A l’image de la série québécoise, née sur un simple site internet avant de débarquer sur les écrans télé, les web-fictions suscitent aujourd’hui l’intérêt des chaînes de télé : Canal +, par exemple, va produire au moins deux web-séries au cours de la saison 2008-2009, et Arte doit en diffuser une au début de l’année 2011.

Objectif des chaînes de télé : conquérir de nouveaux publics, plus jeunes, ceux pour lesquels « la télévision n'est qu'un média parmi d'autres », selon l’expression du ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand.

Signe des temps, quatre web-fictions sont en compétition au festival de la fiction TV de la Rochelle qui se termine dimanche. "Bobonobos" (voir une bande annonce) "L'histoire racontée par des chaussettes" (voir un épisode sur YouTube) "Le conseil du jour" (voir la chaîne dédiée sur YouTube) « Kaira shopping » (site officiel) seront présentés aux professionnels.

L’intérêt entre web-séries et chaînes de télé est largement réciproque : les web-fictions, aujourd’hui, ne sont pas encore rentables, et, naturemment, l’"une des voies de financement possibles est la diffusion à la télévision", reconnaît Timothy Duquesne, producteur de la web-série "Le conseil du jour".