Les mille visages de Jim Carrey

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Les mille visages de Jim Carrey
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Mardi soir, NT1 diffuse deux films avec l'acteur américain, qui n'a pas fait que des comédies.

Il faut bien l'avouer, Jim Carrey a un peu disparu des radars cinématographiques ces dernières années. Il y a bien sûr eu Dumb & Dumber De en 2014 mais depuis, rien. L'acteur américain va faire son retour sur grand écran prochainement, dans la romance de science-fiction The Bad Batch (Prix du jury à la Mostra de Venise), même si aucune date de sortie en France n'a été communiquée. Mardi soir, NT1 diffuse Yes Man et M. Popper et ses pingouins, deux comédies, un registre dans lequel on connaît mieux l'acteur. L'occasion de revenir sur sa carrière, pas si drôle que ça.

Une style inimitable. Jim Carrey débute sur les planches, dans le stand-up d'abord, au Canada à Toronto, puis en Californie, aux Etats-Unis. Dès le début, il imprime son style si particulier : grandes grimaces, gestuelle excessive, variations de voix.

Jim Carrey, spectacle de stand-up en 1991

Son jeu de scène très corporel et visuel a la particularité d'être particulièrement communicatif. Le comédien se fait remarquer et entame une carrière cinématographique par la petite porte. Il écume ainsi les seconds rôles, apparaissant dans Peggy Sue s'est mariée (1986) de Francis Ford Coppola ou encore Pink Cadillac (1989) de Buddy Van Horn. Mais il faut en fait attendre 1994 pour que la carrière de Jim Carrey prenne un tournant décisif. Cette année-là, trois films sortent aux Etats-Unis qui vont changer à jamais la dimension de l'acteur : Ace Ventura, détective pour chiens et chatsThe Mask, et Dumb and Dumber. À 32 ans, Jim Carrey s'installe en grande pompe dans le paysage de la comédie américaine.

De la comédie au thriller fantastique. Malgré cette étiquette tenace, d'acteur extravagant et loufoque, Jim Carrey a très tôt tenté de diversifier son profil. D'abord dans la comédie dramatique The Truman Show (1998) puis la comédie musicale Man of the Moon (1999). Pour ces deux prestations, Jim Carrey reçoit deux Golden Globes à une année d’intervalle et prouve qu'il peut faire autre chose que rire.





Dans les années 2000, c'est d'ailleurs dans le poétique Eternal Sunshine of the Spotless Mind que Jim Carrey fait de nouveau parler de lui, en bien. Plus surprenant, l'acteur s'essaye même au thriller fantastique avec Le nombre 23. Pour autant le film est largement considéré comme raté par la presse et une partie des spectateurs. Parallèlement à ce parcours, Jim Carrey ne quitte pas la comédie. Bruce tout-puissant (2003), Le Grinch (2000), Yes Man (2008) ou encore très récemment Dumb and Dumber De (2014) témoigne de l'attachement du comédien au genre.

Au début de l'année 2016, sa série I'm Dying up here a été achetée par la chaîne américaine Showtime. Créateur de série et showrunner, une nouvelle corde à son arc ?