Les lettres de Mesrine ne font pas recette

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Drouot a mis aux enchères la correspondance du bandit à sa compagne Jocelyne Deraiche.

Une vente aux enchères de la "correspondance amoureuse" du gangster Jacques Mesrine a attiré une foule de curieux samedi à Drouot-Richelieu mais n'a pas fait recette, les 180 lettres n'ayant pas atteint le prix de réserve fixé par les vendeurs. Le lot ayant atteint le prix le plus élevé est une chevalière en or gravée aux initiales du gangster, adjugée 12.392 euros.

Jocelyne Deraiche

C’est un aspect jusque là inconnu de la figure du grand banditisme français, qui était dévoilé samedi à Drouot : des lettres qu’a écrites Mesrine à Jocelyne Deraiche, sa compagne de l’époque. Jacques Mesrine croise cette jeune femme lors de sa cavale au Canada. Ils s’écrivent fréquemment de juin 1973, au moment où le gangster est incarcéré à la prison de la Santé, jusqu’au 1er mai 1978, une semaine avant son évasion. Dans ses lettres, Mesrine se montre sous un jour romantique, éloigné de son image public. "On emprisonne les corps, mais libres sont les cœurs de s’aimer comme nous nous aimons", écrit-il ainsi en juillet 1977. Il orne aussi la plupart des ses missives de petits dessins.

Philippe Roizès, l’auteur du documentaire Mesrine, fragments d'un mythe, en dit un peu plus sur Jocelyne Deraiche.

Agée aujourd’hui de 58 ans, Jocelyne Deraiche vit toujours au Québec. Malade et désargentée, elle a décidé de vendre les lettres de son ancien compagnon aux enchères. La mise à prix est de 60 000 à 80 000 euros. Drouot espère vendre le lot beaucoup plus cher, dopé par le récent succès des deux films de Jean-Francois Richet où Vincent Cassel interprétait Jacques Mesrine.