Les doutes de Kassovitz sur le 11-Septembre

  • A
  • A
Les doutes de Kassovitz sur le 11-Septembre
Partagez sur :

Le metteur en scène a mis en questions mardi soir sur France 3 la version officielle sur les attentats du World Trade Center.

Matthieu Kassovitz est venu grossir mardi soir les rangs des personnalités publiques ayant publiquement fait part de leur scepticisme quant à la thèse officielle du déroulement des attentats du 11-Septembre. Interrogé en direct sur France 3 dans l’émission Ce soir ou jamais, présentée par Frédéric Taddeï, dans le cadre d’un débat sur les attentats du World Trade Center, le réalisateur reprend alors à son compte les interrogations des "conspirationnistes".

Initialement invité pour parler d’Apocalypse, documentaire sur la Seconde guerre mondiale pour lequel il fait office de voix-off, Matthieu Kassovitz ose même un parallèle sur la propagande nazie et les conséquences des attentats du 11-Septembre, à savoir les guerres d’Afghanistan et d’Irak. "Emmener tout un pays, tout un peuple à la guerre et trouver un ennemi tout désigné pour régler les problèmes de crise, on l’a déjà vécu avec Hitler et les inventeurs du nazisme", lâche dans un silence de cathédrale le réalisateur de La Haine. "Goebbels a dit "plus un mensonge est gros, plus il passe". Donc on doit se poser la question de ce qui s’est passé le 11-Septembre."

Puis, maniant volontiers le sous-entendu, Matthieu Kassovitz évoque ce qui selon lui constitue les zones d’ombre. "Comment peut-on faire tomber trois tours avec deux avions ?" s’interroge-t-il d’abord ? Au sujet de l’attaque sur le Pentagone, "où un avion de ligne est censé s’être écrasé après une manœuvre absolument incroyable", le réalisateur pointe l’absence d’images. Sur le vol 93, le cinéaste parle ironiquement des "Américains extrêmement braves" qui auraient attaqué les terroristes et fait s’écraser l’appareil. Bref, selon Matthieu Kassovitz, "il y a beaucoup de choses à questionner sur cette journée, et on ne peut absolument pas passer dessus."

Mathieu Kassovitz n’est pas la première célébrité à mettre en cause publiquement la version officielle. Aux Etats-Unis, les acteurs Martin et Charlie Sheen, Sharon Stone, le réalisateur David Lynch ont notamment fait part de leurs doutes. En France, Marion Cotillard, dans le cadre de l’émission Paris Dernière, avait également avoué pencher du côté d’une hypothétique "théorie du complot".

Mais c’est surtout la sortie de Jean-Marie Bigard, en septembre 2008 sur Europe 1, qui avait fait couler beaucoup d’encre. S’appuyant notamment sur le livre L’Effroyable imposture, du pamphlétaire Thierry Meyssian, pionnier de la thèse conspirationniste, et sur le documentaire Loose change, le comique, catégorique voire péremptoire, avait affirmé pêle-mêle qu’Oussama Ben Laden était "mort depuis longtemps", que le Pentagone avait été frappé par "un missile américain" et non par un avion, que la démolition des tours jumelles était "programmée". Cette prise de position pour le moins tranchée avait valu à son auteur une soudaine impopularité. Sa pièce Clérambard avait ainsi été largement boudée par le public et déprogrammée trois mois avant la date prévue.

Outre les acteurs, d'autres personnalités, du monde politique cette fois, ont fait part de leur scepticisme, voire plus.C'est le cas de l'ancien chef d'Etat italien Francesco Cossigaqui a affirmé dans le Corriere della serra que les "attaques" sur les tours du World Trade Center ont été mises en scène par les services secrets américains et du ­Proche-Orient. L'ancien ministre allemand Andreas von Bülow, le député européen italien Giulietto Chiesa, et le député japonais Yukihisa Fujita ont tour à tour fait part de leurs doutes. En France, Christine Boutin a également assuré que la thèse conspirationniste était plausible :