Le Paris de Boris Vian

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Le Paris de Boris Vian
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Boris Vian a laissé son empreinte dans divers lieu de la capitale. Parcours d'un touche-à-tout.

La première étape du parcours de Boris Vian à Paris vous conduira à l'extérieur de la capitale : à Ville d'Avray (92), où le petit Boris naît en 1920, d'un père rentier et d'une mère harpiste. Rendez-vous donc au 33, rue Pradier pour découvrir la somptueuse demeure - ainsi que la maison du gardien - où les Vian ont successivement vécu. Les 13 et 14 juin dernier, le parc de Saint-Cloud a d'ailleurs accueilli la première édition du festival consacré à l'enfant de la ville : le "Jazz à Vian".

Saint-Germain-des-Prés, avec son be-bop, son jazz et ses existentialistes est un lieu tout aussi incontournable. Profitez de l'été pour deviser à la terrasse des Deux Magots ou du Café de Flore comme l'ont fait avant vous Vian, Sartre et Beauvoir. Et si vous passez par la Rue Dauphine, n'oubliez pas l'hôtel D'Aubusson : avant de devenir cet établissement cosy, les caves du 33, rue Dauphine abritaient en effet "Le Tabou", un club où Boris Vian, accompagné de quelques amis, jouait de sa "trompinette" fétiche.

Reprenez la route, direction le Boulevard de Clichy, et faites une pause au n°8. En 1951, alors qu'il vient de quitter sa femme Michèle pour la danseuse Ursula Kübler, c'est ici qu'il vit chichement de quelques traductions. Il réalise ainsi La Dame du Lac de Chandler et Jabberwocky de Caroll, mais également - un comble pour cet antimilitariste convaincu - A soldier's story ("L'histoire d'un soldat" ndlr) du général d'armée Omar Bradley.

Sous la direction de Jacques Canetti (l'homme qui fit venir Louis Armstrong et Duke Ellington en France"), c'est au théâtre des Trois Baudets, 64, Bd de Clichy, que Boris Vian fait ses vrais pas dans la chanson, raide comme un piquet et extrêmement mal à l'aise lorsqu'il est sur scène. Ce théâtre, qui a également vu débuter Brassens, Trenet, Piaf et Nougaro, a repris du service cette année, après plus de 40 ans de fermeture.

Pour finir, arrêtez-vous à la cité Véron. Il faudra peut-être vous y prendre à deux fois pour découvrir l'impasse, cachée entre deux bars du Boulevard Clichy mais, dans cette ruelle joliment pavée, vous pourrez découvrir, outre la dernière demeure de Boris Vian (et de son voisin, Jacques Prévert), un endroit calme et verdoyant. Si vous désirez visiter l'appartement, désormais devenu le siège de la fond'action Boris Vian, adressez votre demande au 6 bis, Cité Véron - 75018 Paris.

Fait insolite, c'est durant la projection de l'adaptation cinématographique de "J'irai cracher sur vos tombes", un film qu'il désapprouvait totalement, que Boris Vian est décédé d'une crise cardiaque. 'Pataphysique mon cher Watson ? Si vous désirez en savoir plus sur la 'pataphysique et son collège drôlement sérieux, rendez-vous à la librairie Va l'heur, 27 rue Rodier, qui abrite les anciennes publications du Collège.

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