Le doigt manquant de la statue colossale de Constantin se trouvait dans les réserves du Louvre

  • A
  • A
Le doigt manquant de la statue colossale de Constantin se trouvait dans les réserves du Louvre
Ce doigt de 38 centimètres est stocké depuis 1863 dans les réserves du Louvre.@ DR
Partagez sur :

Une pièce de bronze se trouvant dans les réserves du Louvre depuis 1863 appartenait en réalité à la statue monumentale de Constantin, dont certains vestiges sont encore visibles à Rome aujourd'hui.

Longtemps, le Louvre s'est posé la question : mais d'où vient ce doigt en bronze de 38 centimètres qui végète depuis 1963 dans les réserves du musée ? Presque par hasard, l'index a retrouvé son propriétaire au mois de mai, rapporte Le Figaro vendredi. Et quel propriétaire ! La pièce appartenait au colosse de Constantin, l'une des plus célèbres statues de l'antiquité.

Une statue qui mesurait 12 mètres de haut. C'est "l'analyse de la composition de l'alliage et l'étude des techniques de fabrication" qui a permis de lier le morceau de bronze au chef d'œuvre, explique le communiqué de presse du Louvre. De la statue, datant d'environ 330 après J-C et mesurant 12 mètres de haut selon les estimations, il ne reste à Rome que la tête, la main gauche et un globe, symbole impérial.

Comment le doigt a-t-il atterri au Louvre ? Reste un mystère : comment une partie de la monumentale statue s'est-elle retrouvée en France ? Selon Claudio Parisi Presicce, le directeur des musées du Capitole, à Rome, "le doigt s'est vraisemblablement détaché au moment de la séparation de la main et du globe que celle-ci tenait à l'origine, en 1584, lorsque le globe a été placé au sommet de la colonne milliaire du Ier mille de la via Appia qui décorait la balustrade fermant la place du Capitole vers le Champ de Mars".

La main complète bientôt visible. Une fois terminée l’exposition "Un rêve d’Italie. La collection du marquis Campana", qui se tiendra au Louvre du 7 novembre 2018 au 11 février 2019, la main pourrait retrouver pour la première fois son doigt à Rome. La possibilité d'un prêt est en effet étudiée.