Le "business" Woodstock

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Le "business" Woodstock
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Entre les t-shirts, le musée et les nombreuses rééditions de disques, le festival fait recette.

Tous ceux qui ne figuraient pas parmi les 450.000 festivaliers qui, du 15 au 18 août 1969, sont entrés dans l'Histoire le temps d'un rassemblement devenu légendaire, peuvent aujourd'hui se consoler en se jetant sur les très nombreux objets dérivés existant, notamment sur la Toile.

Récemment, un luxueux coffret de disques baptisé "The Woodstock Experience" a vu le jour. Il reprend les performances "live" de Santana, Janis Joplin, Jefferson Airplane, Johnny Winter et de Sly & the Family Stone. Ils viennent s'ajouter aux deux seuls disques longtemps disponibles, deux compilations qui constituent en fait la bande originale du documentaire de Michael Wadleigh.

Des t-shirts aux affiches en passant par les mugs ou les badges, le "business" Woodstock est florissant. Ceux qui veulent vraiment communier avec ce qu'il reste de l'esprit du festival peuvent même se rendre à Bethel, sur les lieux du festival, où se trouve le musée de Bethel Woods, qui lui est dédié.

Les expositions y racontent l'histoire du concert et des turbulences de l'époque avec l'assassinat de Martin Luther King, la guerre du Vietnam et la conquête de la Lune, un mois à peine avant le festival. Les spectateurs peuvent aussi se promener à bord d'un minibus psychédélique dans une ambiance de parc à thème que le directeur du musée, Wade Lawrence, 54 ans, assume."Les visiteurs attendent un certain niveau de distraction et de confort," dit-il. Les jeunes sont obsédés par les gadgets et "si nous ne leur proposons pas tout le côté interactif, nous les perdons", explique-t-il.

La visite se termine évidemment par une boutique de souvenirs où, outre les habituels t-shirts et affiches, on retrouve même une sculpture baptisée "Les doigts de la paix", une main grandeur nature faisant le signe pacifiste "V", à 40 dollars, plus taxes. Pas sûr que les hippies de l'époque apprécient.