La vie de retour au Bataclan avec Sting, un an après les attentats

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Le chanteur a commencé le concert par un hommage et une minute de silence. 

EN IMAGES

La musique avant les commémorations : un an après l'attaque de jihadistes qui a fait 90 morts au Bataclan, la salle revenait à la vie samedi soir avec un concert de Sting, à la veille des cérémonies d'hommage aux victimes des attentats du 13 novembre. La chanteur britannique, à peine descendu de l'avion en provenance de New York, est arrivé en début de soirée au Bataclan pour préparer ce concert débutant à 21h. 



"Ce soir, nous avons deux tâches importantes à concilier. D'abord, se souvenir, honorer, ceux qui ont perdu la vie il y a un an. Ensuite, célébrer la vie, la musique, dans cette salle de spectacle historique", a déclaré le chanteur au début du concert, avant d'observer une minute de silence avec toute la salle. "Nous ne les oublierons pas", a-t-il poursuivi ensuite, sous les applaudissements, avant de laisser place à la musique. 



"Cette salle, elle vivra ce soir". Deux heures avant le concert, les fans commençaient déjà à affluer vers la salle, dont l'accès était sécurisé par de nombreuses barrières et présence importante de policiers. "Cette salle, elle vivra ce soir, c'est dans notre esprit de sortir et de ne pas se laisser intimider", a confié une spectatrice, Marie-Jo Martin 50 ans, venue avec une amie.

Après la minute de silence observée vendredi au Stade de France avant le match France-Suède, la France se recueillera dimanche, un an jour pour jour après les attentats. Aux côtés des familles des victimes, François Hollande, la maire de Paris Anne Hidalgo et le maire de Saint-Denis Didier Paillard se rendront sur chacun des lieux touchés par les pires attentats survenus en France, qui ont fait au total 130 morts.

"Une reconquête". Mais avant ces hommages, les patrons du Bataclan tenaient à ce que la musique fasse son retour dans la salle, pour reprendre le cours d'une riche histoire brutalement interrompue par trois jihadistes qui avaient tiré sur les spectateurs pendant le concert des Eagles of Death Metal. La réouverture du Bataclan, "c'est presque une reconquête d'un espace par la musique, par la fête, contre les forces de mort", confiait cette semaine Georges Salines, le président de l'association de victimes "13 novembre: Fraternité et Vérité", qui doit se rendre au concert samedi soir. Sa fille Lola y a trouvé la mort.

>> Quelques heures avant son concert au Bataclan, Sting était l'invité d'Europe 1 Music Club :


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