La Fashion Week de Paris fait la part belle aux nouveaux créateurs

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La Fashion Week de Paris fait la part belle aux nouveaux créateurs
Après la Fashion Week de Milan (en illustration), celle de Paris débute mardi avec trois créateurs très attendus à la tête de grandes maisons françaises. @ GIUSEPPE CACACE / AFP
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Après celle de Milan, la Fashion Week de Paris qui débute mardi promet d'être très scrutée, et particulièrement les nouveaux créateurs de Dior, Lanvin et Saint-Laurent. 

Saint Laurent, Dior, Lanvin : avec les changements de créateurs à la tête de ces trois grandes maisons, la Fashion Week de Paris qui commence mardi dans la foulée de celle de Milan promet d'être particulièrement scrutée. Voici les temps forts attendus de ces neuf jours au cours desquels vont se succéder 91 défilés de prêt-à-porter printemps-été 2017, organisés aux quatre coins de Paris :

  • Saint Laurent, post Hedi Slimane

Comment Anthony Vaccarello va-t-il relever le défi de succéder à Hedi Slimane chez Saint Laurent ? Réponse mardi soir, avec le premier défilé du Belge pour la maison qui l'a nommé en avril directeur artistique. L'enjeu est de taille : avec ses silhouettes rock et androgynes, Slimane avait réussi à doper les ventes de la marque et rajeunir sa clientèle.  Anthony Vaccarello s'est quant à lui fait connaître par son style sexy, ses robes asymétriques et son goût pour le noir. Blouson en jean délavé, body ultra échancré, ou en dentelles noires : les premières images de la campagne de pub laissent entrevoir une inspiration eighties, avec une touche toujours rock.

  • Lanvin, version Bouchra Jarrar

Venue de l'univers de la haute couture, la Française Bouchra Jarrar, 45 ans, prend la suite d'Alber Elbaz, dont le limogeage en octobre 2015 après quatorze ans chez Lanvin avait créé des remous au sein de la plus ancienne maison de couture française. La griffe, qui appartient à la femme d'affaires Shaw-Lan Wang, basée à Taïwan, a porté son choix sur une créatrice adepte d'une élégance moderne et épurée, qui est passée chez Balenciaga et Christian Lacroix avant de lancer sa marque en 2010. Son défilé est prévu mercredi.

  • Une prima donna chez Dior

Autre événement de cette semaine, l'Italienne Maria Grazia Chiuri présentera sa première collection pour Dior vendredi. Venue de chez Valentino, elle est la première femme à la direction artistique de la maison fondée par Christian Dior. A 52 ans, elle prend la suite du Belge Raf Simons, qui a apporté à Dior une esthétique sobre et contemporaine contrastant avec la théâtralité de son prédécesseur John Galliano. Le Flamand a depuis décidé de rejoindre l'univers du prêt-à-porter grand public en intégrant Calvin Klein. Avec Pierpaolo Piccioli, qui se retrouve désormais seul à la direction artistique de Valentino, Maria Grazia Chiuri a été pendant huit ans à l'origine d'un renouveau de la griffe romaine.

  • Du nouveau chez Leonard

La Semaine de la mode sera également marquée par les premiers pas le 3 octobre chez Leonard de la créatrice française Christine Phung, 37 ans, fondatrice de la marque éponyme et lauréate en 2013 du prix "premières collections" de l'Andam. La maison Leonard a été fondée en 1958 par Daniel Tribouillard et se caractérise par ses vêtements aux imprimés floraux.

  • Tremplin pour les jeunes

Pour aider les jeunes créateurs à se faire connaître, la Fédération française de la Couture, organisatrice de la Fashion Week, a mis en place depuis 2012 un showroom où une sélection de nouvelles marques présentent leurs collections. Cette saison, 15 créateurs ont été retenus. Parmi eux, la française Carolina Ritzler, qui a fait de la combinaison son vêtement signature et qui est aussi l'une des neuf finalistes d'un nouveau concours, "Les Etoiles Mercedes-Benz". Le jury, présidé par le créateur Alexis Mabille, remettra son prix le 4 octobre.

  • Et à côté des podiums...

"Elle a plus de Louboutin que de neurones". "C'est un jean moulant ou tu as grossi ?". "Attention, le sol est glissant à cause du champagne"... Voici quelques-unes des perles entendues dans le milieu de la mode par le journaliste Loïc Prigent, qui en alimente régulièrement son compte Twitter et vient d'en faire un livre : "J'adore la mode mais c'est tout ce que je déteste", paru chez Grasset.