Jeux vidéo : un site pour informer les parents

  • A
  • A
Jeux vidéo : un site pour informer les parents
Partagez sur :

L’association e-Enfance a lancé vendredi un site pour répondre aux questions sur les jeux vidéo des enfants.

Mal informés sur les jeux vidéo, souvent inquiets de voir leurs enfants passer des heures devant un écran, les parents disposent désormais d'un nouvel outil : un site internet pour répondre à toutes leurs questions, lancé par l'association e-Enfance à quelques semaines de Noël.

"Le jeu vidéo est une source quotidienne de conflits entre parents et enfants. Les parents sont un peu désemparés", souligne la présidente d'e-Enfance, Christine du Fertay. Mais "il ne faut pas diaboliser le jeu vidéo, c'est quelque chose qui fait partie de la vie de l'enfant aujourd'hui, quel que soit son âge", ajoute-t-elle.

Ecoutez Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat à la prospective et au développement de l’économie numérique :



Ce nouvel outil devrait se révéler très utile, puisque 31% des parents avouent ne pas savoir à quel type de jeux jouent leurs enfants, selon une étude Ipsos d'octobre 2008. Le site, qui se veut très pratique et facile d'accès, évoque également les différents types de consoles ou encore la manière d'installer le contrôle parental, vidéo à l'appui. Le contrôle parental permet d'interdire les jeux en fonction de l'âge des enfants, mais aussi de fixer "les horaires autorisées et la durée du jeu", note Justine Atlan, directrice d'e-Enfance, qui précise qu'"il faut le faire avec les enfants" pour éviter les conflits.

"Chez les enfants jeunes, des images trop violentes ou un jeu trop long va avoir une incidence sur sa concentration, son agitation et parfois ses phénomènes d'anxiété", souligne la psychologue Béatrice Copper-Royer, cofondatrice de l'association. "L'enfant a besoin de s'évader, certains jeux se prêtent très bien à ça, d'autres les plongent dans des univers angoissants, ce qui n'est pas du tout adapté par exemple à des enfants de 10 ans qui ont besoin de rêver", ajoute-t-elle. Selon elle, l'addiction des enfants, grande angoisse des parents, est toutefois "un phénomène assez marginal".