Jean-Marc Dumontet, d'une famille de notaires aux Molières

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Jean-Marc Dumontet, d'une famille de notaires aux Molières
Jean-Marc Dumontet.@ MIGUEL MEDINA / AFP
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Il a eu mille vies flamboyantes mais estime n'avoir toujours pas réussi. Le touche-à-tout Dumontet s'est dévoilé auprès d'Isabelle Morizet, dimanche sur Europe 1.

INTERVIEW

Fils et petits-fils de notaires, Jean-Marc Dumontet avait une voix toute tracée. "A 5 ans, avec la foi du charbonnier", il pense d'ailleurs qu'il rédigera des contrats dans une étude. S'il a effectivement signé beaucoup de papiers, c'est dans de tout autres domaines. Invité dans Il n'y a pas qu'une vie dans la vie, dimanche, il se raconte en étudiant en droit, journaliste, roi d'une entreprise de pin's, producteur de théâtre et président de la cérémonie des Molières. Un homme dont l'appétit l'a sorti du monde un peu "étriqué" du notariat pour embrasser les planches et mettre en lumière les artistes.

Journaliste. Devenir artiste lui-même n'a jamais été une ambition. "Ce serait un mauvais terrain de jeu pour moi de vouloir remplacer mes artistes", confie le producteur du chroniqueur d'Europe 1 Nicolas Canteloup, d'Alex Lutz ou encore de Bérengère Krief. Pourtant, rien ne le prédestinait au milieu artistique. Il fait Sciences-po, droit des affaires, entre en école de notariat. Il a alors 21 ans, et en parallèle de ses études, découvre le journalisme. "J’aimais le droit, mais restreindre mon champ de vision à cet horizon alors que le monde s’ouvrait me paraissait bien triste !" Résultat ? L'école de notariat, "j'y suis allé trois lundis dans l’année." Il s'investit alors au Quotidien de Paris. "Cela m'a permis de faire mes armes et de satisfaire ma curiosité en embrassant des sujets divers."

Entrepreneur. A 24 ans, il surfe sur la mode du pin’s et lance son entreprise La boite a pins, "un monde où je pouvais tout faire, être responsable de mes réussites et de mes échecs". Un succès. Au bout de deux ans, avec 20 millions de chiffre d’affaires à la clé, il produit à Bordeaux un spectacle dont il est tombé sous le charme La java des mémoires. Le milieu du spectacle ne le quitte plus. En 1998, il fait la rencontre de Nicolas Canteloup, qu'il n'a plus quitté non plus. Les débuts ne sont pas si simples mais il croit au talent de son poulain. En 2003, il loue l'Olympia pour Canteloup, qui s'enracine dans une catégorie d’humoristes confirmés. 

Producteur à succès, amoureux de théâtre. Il rachète aussi des théâtres en faillite : Bobino, Le Point-virgule, le théâtre Antoine avec Laurent Ruquier, et les rend viables. Il ressuscite encore la cérémonie des Molières en 2014. "Je suis allé faire du charme à tous les théâtres privés." Un pari réussi. Nicolas Bedos dépoussière la cérémonie à la présentation. C'est Alex Lutz - également nommé comme artiste - qui officiera lundi comme président de la 28e cérémonie, retransmise sur France 2 depuis les Folies bergères. Pourtant, ce touche à tout à qui tout sourit - parce qu'il y croit - ne considère pas être au bout du chemin. "La réussite, je courrai toujours après sans l’atteindre." C'est là qu'on a un peu envie de le contredire.