Jacques Attali : "Si on n'a pas l'idée de la fin du roman, on ne peut pas commencer"

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L'économiste et écrivain était sur Europe 1 mardi, pour présenter son nouveau roman policier : "Meurtres, en toute intelligence".

INTERVIEW

Jacques Attali nous plonge en plein Paris, dans une suite de l'hôtel Crillon, pour son nouveau roman policier, Meurtres, en toute intelligence. C'est dans cette chambre que le PDG d'une grande firme de la Silicon Valley a été retrouvé assassiné, alors que la porte était close et la fenêtre fermée de l’intérieur.

"La seule chose qui compte dans un roman policier, c'est l'histoire". "Un roman policier est une manière de construire une énigme", rappelle l'écrivain au micro d'Europe matin. "Et en même temps, j'ai voulu le faire en traitant un sujet sérieux : l'intelligence artificielle et comment ce milieu de la haute technologie est un milieu shakespearien où les gens s'entretuent pour beaucoup d'argent et de pouvoir". Dans Meurtres, en toute intelligence, il est donc question de drones et de "la manière dont ces armes nouvelles vont intervenir". Il a également nourri son roman "d'une réflexion sur des grands attentats".

L'économiste estime que "la seule chose qui compte dans un roman policier, c'est l'histoire". "Il faut une énigme qui soit trouvable, mais pas vraiment", détaille-t-il. "Si on n'a pas l'idée de la fin d'un roman, on ne peut pas commencer. (...) C'est une partie d'échecs, il faut que ce soit absolument mathématique".