Intelligence Artificielle : ces films gravés dans nos mémoires

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Intelligence Artificielle : ces films gravés dans nos mémoires
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TOP 5 - Les robots intelligents sont l'un des sujets de prédilection des films de science-fiction. 

Sur les écrans mercredi, Ex Machina, premier film d'Alex Garland en tant que réalisateur, sur les écrans mercredi, revient sur l'un des sujets favoris du cinéma de science-fiction, l'intelligence artificielle. Le scénariste de La Plage imagine un robot intelligent qui a l'allure d'une jeune femme attirante (l’actrice suédoise Alicia Vikande lui prête ses traits). Dans le film, un ingénieur aussi inquiétant que milliardaire, brillamment incarné par Oscar Isaac, fait venir l'un de ses employés dans sa maison isolée pour "tester" sa création et déterminer si elle est ou non douée de "conscience". Et le héros pourrait se laisser prendre au piège, ce robot humanoïde appelé 'Ava' étant capable de dépasser la simple programmation de son créateur. Une histoire d'intelligence artificielle comme les affectionne le cinéma de science-fiction. 

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2001 l'Odyssée de l'espace (1968), de Stanley Kubrick. HAL 9000 n'est autre que le nom du puissant ordinateur doté d'intelligence artificielle, aux commandes du vaisseau spatial "Discovery One" dans la saga 2001 : l’Odyssée de l’Espace, de Stanley Kubrick. Ses qualités de réflexion, de décision et sa capacité à contrôler le vaisseau font de lui le sixième membre de l'équipage, mais aussi l'incarnation inquiétante de l'intelligence artificielle néfaste (pourtant imaginée par l'écrivain de science-fiction et inventeur britannique Arthur C. Clarke en 1968 !) HAL est un précurseur, la première vraie intelligence artificielle de cette dimension représentée au cinéma.

Dans cette scène mémorable, HAL se rebelle et devient menaçant.  

Quand il est désactivé HAL s'écrit "J'ai peur", prouvant qu'il a conscience de lui même et qu'il a conscience de sa fin proche.

Terminator (1984), de James Cameron.Terminator, l'un des grands classiques du genre, met en scène une intelligence artificielle surpuissante qui a pour projet d'exterminer l'humanité. Le film, devenu une saga, repose aussi sur l'idée d'un "paradoxe temporel" puisque le personnage de Kyle Reese est envoyé dans le passé afin de réparer le futur, en tentant d'empêcher la suprématie des machines. Si l'idée est particulièrement effrayante, le physicien britannique l'avait prédie en 2014, exprimant sa crainte de voir l'homme, limité par son évolution biologique, dépassé par l'intelligence artificielle.

Matrix (1999), d'Andy et Larry Wachowski. Dans Matrix, les machines ont pris le contrôle et entretiennent l'illusion de la réalité pour tromper les humains. L'intelligence artificielle, qui prend les traits du cruel agent Smith, les maintient dans le coma tout en leur injectant une projection du monde réel. Le film pousse très loin le cauchemar et l'humanité encore lucide (un petit noyau de personnes dirigées par Morpheus qui ont pu s'extraire de la Matrice), compte sur Néo Andersen pour sauver les hommes. Le film joue sur l'hypothèse vertigineuse d'une illusion commune qui tromperait notre conscience.

A.I. Intelligence artificielle (2001) de Steven Spielberg. Ce film, imaginé par Stanley Kubrick, a finalement été réalisé par Steven Spielberg en 2001. Il raconte l'histoire de David, un robot androïde adopté, dans un monde futuriste, par un couple pour répondre à ses besoins d'affection. Mais lorsqu'ils décident finalement de se séparer de lui, l'enfant- robot déploie toute son énergie et son intelligence pour devenir un "vrai" petit garçon afin d'être repris par sa famille d'accueil. Si le robot intelligent est "programmé" pour aimer d'un amour inconditionnel, il dépasse le simple programme et s'engage dans une longue quête identitaire.

Her (2013), de Spike Jonze. Dans Her, le film de Spike Jonze, sorti en 2014, l'intelligence artificielle a la voix de Scarlett Johansson, rien que ça. Theodore Twombly (Joaquin Phoenix), inconsolable après une rupture difficile, fait l’acquisition d’un programme informatique ultramoderne. En lançant le système, il fait la connaissance d'une voix, Samantha. Cette intelligence artificielle est capable de trier les mails, de lire des livres virtuels en quelques secondes, d’accéder à toutes les informations en ligne. Plus impressionnant, elle fait rapidement preuve d'autonomie mais aussi d’empathie, de tendresse et d’humour. Intelligente, intuitive, elle va prendre de plus en plus de place dans la vie du héros, exactement comme l’aurait fait une femme. Le film, qui a reçu l'Oscar du meilleur scénario l'année de sa sortie en salles, pose la question des limites de l'humanité.