Golshifteh Farahani : "J'ai été condamnée à vivre en exil"

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Sur Europe 1, l'actrice a évoqué son départ d'Iran, pays natal qu'elle a fui en 2008.

INTERVIEW

En 2008, Golshifteh Farahani a dit "adieu" à l'Iran. Un choix douloureux pour l'actrice qui depuis a même été définitivement bannie par le régime iranien.

"J'ai été condamnée à vivre en exil". Golshifteh Farahani entre à Hollywood par la grande porte en 2008. Elle tourne avec Leonardo DiCaprio dans Mensonges d'Etat de Ridley Scott. Problème, lors d'une projection du film aux Etats-Unis, Golshifteh Farahani apparaît non-voilée et avec une robe décolletée. Ce choix a fortement déplu au régime iranien. Lors du retour dans son pays, on l'accuse d'être une espionne et l'actrice passe des mois à être interrogée. Une situation qui la poussera à quitter définitivement son pays en s'exilant à Paris, où elle habite depuis huit ans. "J'ai été condamnée à vivre en exil", confie Golshifteh Farahani au micro d'Europe 1 social club.

"En Iran, on a cette impression d'être contrôlé tout le temps". Libre de ses faits et gestes et de ses prises de positions, l'actrice évoque son ancien pays. "Lorsque j'étais en Iran, tous les téléphones étaient contrôlés. Je devais chercher des cabines différentes pour appeler à l'étranger", explique Golshifteh Farahani. "En Iran, on a cette impression d'être contrôlé tout le temps, dès le début de notre vie", décrit l'actrice.

Aujourd'hui, la comédienne se sent forcément plus libre. Une situation qui lui rappelle le personnage qu'elle joue en ce moment au Théâtre de la Tempête, à Paris. "Anna Karénine, elle a envie de vivre sa vie entièrement comme elle le souhaite. On se ressemble un peu", estime Golshifteh Farahani.