Gilles Jacob : "Harvey Weinstein était un personnage extrêmement brutal et grossier"

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Dans son Dictionnaire amoureux du Festival de Cannes, Gilles Jacob revient sur quarante ans de Croisette et évoque donc forcément celui qui fut le producteur le plus influent jusqu'à peu : Harvey Weinstein.

INTERVIEW

Délégué du Festival de Cannes depuis 1978, puis président de 2001 à 2014, Gilles Jacob est une figure incontournable du Septième art. Le 8 mars est paru chez Plon son Dictionnaire amoureux du Festival de Cannes, qui retrace en anecdotes, retour sur des films et coulisses, près de quarante ans de Croisette.

Weinstein, "un personnage odieux". D'Isabelle Adjani à Quentin Tarantino en passant par Brigitte Bardot, Gilles Jacob évoque l'événement et les stars côtoyées tout au long de ces décennies. Parmi elles, Harvey Weinstein, le très influent producteur américain, devenu paria depuis la révélation de scandales sexuels le concernant. "Il m'a harcelé, mais moralement", se souvient Gilles Jacob. L'ancien président du Festival se souvient d'un homme "extrêmement brutal, extrêmement grossier et extrêmement insistant".

Dans son ouvrage, Gilles Jacob évoque ainsi "un personnage odieux". "Il y avait quelque chose dans son physique et dans ses manières qui me dégouttait. Sa faille était qu'il se sentait à l'époque plus puissant que le Tout-Puissant", peut-on lire au sujet d'Harvey Weinstein dans le Dictionnaire amoureux du Festival de Cannes. L'ancien président du Festival de Cannes se rappelle d'ailleurs d'une anecdote assez éloquente sur le sujet. "Je l'ai retrouvé un jour, à genoux, à côté de moi dans un restaurant, me disant : 'je ne me lèverais pas tant que vous n'aurez pas pris mon film à Cannes'". Gilles Jacob n'avait pas cédé.