Gérard Jugnot et "C'est beau la vie quand on y pense" : "Je suis un metteur en scène heureux"

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Réalisateur et acteur de "C'est beau la vie quand on y pense" en salles le 12 avril, Gérard Jugnot revient à un film qui mélange les émotions, à l'image de "Meilleur Espoir Féminin" ou "Monsieur Batignole".

INTERVIEW

Plus de huit ans après son dernier film en tant que réalisateur, Gérard Jugnot repasse derrière la caméra pour C'est beau la vie quand on y pense, qui sort en salles le 12 avril. Invité dimanche d'Un dimanche de cinéma, il raconte cette nouvelle aventure et décrit son rôle, lui qui joue aussi l'un des personnages principaux.

"Deux orphelins de la vie vont se réparer". Dans ce film tourné en Bretagne, Jugnot est Loïc, un homme qui a "raté [son] mariage, [sa] paternité et ne peut plus rattraper le temps perdu car son fils est mort dans un accident de la route. Le cœur de son fils est transplanté dans le corps d’un autre jeune homme, un peu tête brûlée, que Loïc cherche à rencontrer malgré les interdictions. L'acteur raconte : "Je tombe sur Hugo, joué par François Deblock, qui est incontrôlable, qui ne fait que des conneries. Moi aussi, je suis complètement en panne et ces deux orphelins de la vie vont se réparer mutuellement." 

Entendu sur Europe 1
Je pensais à Intouchables. Si je pouvais avoir la moitié de ce succès, même le quart, ça me suffirait.

Intouchables en référence. On part de bas pour "arriver un petit peu plus haut", souligne l'acteur qui avoue avoir eu peur du poids de son sujet. Mais à grands renforts de répliques qui font mouche, de moments tendres et de clichés sur la Bretagne, le rire et l'émotion gagnent. Jugnot avait une référence. "Je pensais à Intouchables. Si je pouvais avoir la moitié de ce succès, même le quart, ça me suffirait." Rose & noir, son dernier film, "n’avait pas été un franc succès", reconnaît-il. "Après, j’ai écrit deux trois sujets qui ne trouvaient pas grâce". Sa rencontre avec Romain Rojtman, producteur, change la donne. Ils mûrissent le projet, Gérard Jugnot attend aussi que son "fils (Arthur Jugnot, ndlr) n’ait plus l’âge du rôle, pour ne pas qu’il y ait de pollution". Puis le projet prend forme, se scénarise.

Avec le Splendid, l'envie, pas encore l'idée. "J’ai pris beaucoup de goût à repartir. Je reviens à ce que j’avais fait dans Meilleur espoir féminin et Monsieur Batignole, un mélange d’émotion, de sourire et de rire. Je suis un metteur en scène heureux maintenant que le film sort." Sur le plateau, il pense avoir été à la fois déterminé et détendu, grâce à sa double casquette de réalisateur et d'acteur. "Quand je ne suis que metteur en scène, je suis plus fatigué. Jouer permet d’expulser, d’être au contact." Avec ce film, il est loin du potache des Bronzés, mais n'exclut pas un nouveau projet avec le Splendid. "Faire un film ensemble, on serait ravis, on a dîné il n'y a pas longtemps, on s’entend bien. C’est plus l’écriture qui est compliquée, il faut qu’on trouve le temps, l’idée."