Faut-il aller voir le dernier film Marvel : "Black Panther" ?

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Le 18e opus de la franchise Marvel part à l'assaut des salles de cinéma mercredi. Faut-il aller le voir ou tenter sa chance avec un autre film ? Europe 1 vous répond. 

Black Panther, en salles aujourd'hui, est le premier super-héros noir à avoir son film dédié dans la très lucrative série de films Marvel. En France et aux Etats-Unis, c'est un véritable carton au box-office qui est prévu pour l'adaptation de ce comic book des années 1960, où le héros T’Challa, revient chez lui prendre sa place sur le trône du Wakanda, une nation africaine technologiquement très avancée. Faut-il aller voir le long-métrage ? Mathieu Charrier, journaliste cinéma d'Europe 1, Geoffrey Crété, rédacteur en chef adjoint du site Ecran Large, et Xavier Fournier spécialiste du comic book en France, auteur de Superhéros, l’envers du costume, nous livrent leur avis dans Europe matin.

Mou et ennuyeux, ou politique et efficace ? Pour Mathieu Charrier, le film est une vraie réussite. "Ce qui est fort, c'est qu'au-delà du long-métrage d'action, il est aussi question de racisme, d’esclavage, de la situation des afro-américains parqués dans des banlieues pauvres", détaille le spécialiste cinéma d'Europe 1. "Ryan Coogler a réussi à adapter ce personnage aux problématiques de notre monde moderne", souligne-t-il. Une performance qui, en effet, transforme le film en véritable phénomène culturel aux Etats-Unis.

Geoffrey Crété, rédacteur en chef adjoint du site Ecran Large, est quant à lui beaucoup plus sceptique. "Le film rate sur les deux tableaux les plus importants : ce n'est pas vraiment un bon divertissement, dans le sens où c'est long, mou, ennuyeux ; (...) et pour un film qui a cette valeur symbolique en 2018, je trouve que c'est un rendez-vous manqué : Black Panther manque de nuances, de finesse", déplore le journaliste.

"On ne réglera pas le problème du racisme par un film". Xavier Fournier, spécialiste du comic book en France, constate en tout cas qu'un vrai travail de remise à jour a été fait, dans le bon sens. "Le super-héros en général est une parabole. Derrière son masque se cachent des tas de choses", explique l'auteur de Superhéros, l’envers du costume. Et dans le cas de Black Panther, Xavier Fournier estime en effet que "des tas d'éléments nous ramènent à l'Amérique de Trump". "On ne réglera pas le problème du racisme par un film quel qu'il soit, mais on peut symboliser ce problème", conclut-il.