EXCLU - Festival d'Angoulême : les auteurs assument leur subjectivité

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EXCLU - Festival d'Angoulême : les auteurs assument leur subjectivité
La 41e édition du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême sera lancée le 30 janvier 2014.
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BD - Découvrez les coulisses du travail des dessinateurs : ils racontent comment ils se situent face à leur œuvre. 

"Je ne suis ni sociologue, ni journaliste !" Alors que s'ouvrira jeudi la 41e édition du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême, les dessinateurs dévoilent les coulisses de leur travail. "Je veux que les choses soient claires, je suis auteur de bandes- dessinées". Etienne Davodeau, l’auteur de Lulu femme nue, récemment adaptée au cinéma par Sólveig Anspach, avec Karin Viard dans le rôle titre, annonce d’emblée la couleur. "Je ne suis ni sociologue, ni journaliste !" insiste le dessinateur. Même lorsqu’elle raconte le réel, la bande dessinée reste d’ordre artistique. Et au premier chef, parce qu’elle reflète un regard. Ce qu’un auteur raconte n’est que son regard porté sur la réalité. Que cela et tout cela puisque c’est justement cette subjectivité permanente que les auteurs assument et revendiquent, explique Etienne Davodeau.

Quelle place pour les auteurs ? Alors que la 41e édition du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême sera lancée le 30 janvier 2014, les dessinateurs témoignent :  



Festival d'Angoulême : les auteurs assument...par Europe1fr

"La BD permet de tout faire."  Mathieu Sapin, lui, utilise un avatar : le personnage qu’il met en scène dans ses bandes dessinées n’est autre que lui-même. Une façon pour lui "d’introduire du comique", confie le dessinateur. Il aime jouer sur le décalage entre une situation et ce qui lui passe par la tête. Pour Riad Sattouf, dessinateur et réalisateur, la représentation de soi-même en dit long sur l’ego des auteurs eux-mêmes. "La frontière entre l’excès de tendresse et d’apitoiement pour soi-même est très difficile à trouver !" Se mettre soi-même en scène en tant qu’auteur, ou rester spectateur, changer de point de vue, tout est possible, selon la dessinatrice Catherine Meurisse. "La bande dessinée permet peut être de tout faire", fait-elle remarquer, "ou en tout cas de faire énormément."

Au programme de cette 41e édition. Le Festival propose des rencontres entre auteurs et public, des expositions (Tardi et la Grande Guerre, Mafalda, une petite fille de 50 ans, du Transperceneige à Snowpiercer…), mais aussi des ateliers d’initiation à la bande-dessinée, des projections et des coins consacrés à la lecture.

Le Festival International de la BD d’Angoulême, du 30 janvier au 2 février 2014, avec Europe 1.

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